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  • Lemchaheb et la culture karyaniste

    orie : Music

    LEMCHAHEB et le mouvement GHIWANE (Naissance de la culture Karyaniste)


    -L'interpénétration avec les groupes "frères" Nass el Ghiwane et Jil Jilala a aussi souvent eu lieu. Feu Mohammed Batma (frère de feu Larbi) n'était-il pas un de leurs piliers ? Hamadi a aussi fait partie des Jil Jilala et de nouass el hamra. L'originalité de leur musique et son côté "pop", justement, a fait moult émules. D'où la prolifération de formations les imitant plus ou moins.

    -Dans un article paru dans Le Journal, le Pr. Abdelkrim Boufarra en a recensé au moins trois : Siham, Larsad, Jil El Ghiwane. La quête de nouvelles expériences explique la collaboration de Chérif et de Chadili avec le groupe allemand Dissidenten, écrit-il. Une collaboration fructueuse, puisque leurs albums ont connu un grand succès au Canada et aux USA. Cinq albums leur ont ouvert les portes de la notoriété internationale : Temptation, Sahara Electrik, Life at the pyramides, out of this world et Live in New York". Paru en 2000, leur dernier album chante les drames de l'émigration clandestine, du sida, du chômage… Ils avaient auparavant enregistré deux albums, avec un son toujours aussi novateur, dont un rendant hommage à… Larbi Batma. Génération Ghiwane, toujours…

    -Là où tout a commencé. Quand les Français décidèrent d'exploiter le bidonville des Carrières centrales (dit "karyan centra") pour construire Casablanca, ils ignoraient qu'ils créaient par la même occasion ce qui allait devenir le Hay Mohammadie, un centre culturel à ciel ouvert. Les premiers habitants furent installés dans des baraques aux dimensions précises. Les normes étaient administratives. La culture "karyaniste" pouvait voir le jour. Selon la terminologie officielle, les premiers habitants étaient des "classes dangereuses".
    Ça commençait fort. Et ce n'était que le début. Quand Batma Mohammed, se tournant vers un portrait d'Hassan II, le montrait du doigt en chantant "goulouli, goulouli", il exprimait la frustration de jeunes qui s'étaient vus confisquer la révolution de leurs pères.
    En effet, Soltane Karyan Central, alias Mohammed V, était revenu d'exil, car les habitants du bidonville géant s'étaient soulevés pour lui. C'était le plein boom de l'exode rural. Les habitants affluaient de partout. On trouvait même au sein du bidonville, un mini mellah de juifs vendeurs de fripes. Des réseaux de résistance, les Carrières en regorgeaient.
    Michel Ecochard, un des urbanistes qui avaient le mieux compris Casa, avait pourtant prévenu les autorités. En massant des populations d'origines diverses dans un même endroit, l'on faisait naître dans leur esprit l'idée même de nation. Et en les entassant dans un dédale de baraques à la population mal répertoriée, on leur fournissait clé en mains une belle zone de guérilla — propice, ajoutons-le, à l'effervescence culturelle.

    Quand les militants révolutionnaires rentraient au Hay, le soir, ils se réunissaient sur des places du bidonville pour jouer de la musique du terroir. Les Abdas, les Woulad Said, les Abidate Er'ma et aussi les halkas de boughattat aussi les combats de boxe etc..... généraient la culture musicale des Nass El Ghiwane et des Jil Jilala. Zinoune, le danseur, découvrait toutes les danses du Maroc dans les mariages multiethniques du Hay.

    -L'indépendance acquise, la culture karyaniste explosait dans tout ce qui ressemblait plus ou moins à quelque chose de vivant. La première génération de Marocains scolarisés en masse s'engouffre dans les diour chabab. Des instituteurs avides d'enseigner initient au théâtre des jeunes avides de savoir.
    Ces premiers jeunes diplômés du primaire filent poursuivre leurs études dans les collèges et lycées des quartiers alentour. Ils y découvrent entre autre que "would el karyan" est une insulte.
    Si Mohamed Would Ahibya, mort il y a deux ans dans sa baraque, se souvenait des matchs du TAS, le club de foot local. Il rigolait du surnom qu'on leur avait donné : "Transport des animaux sauvages". Pourtant le Hay Mohammadie n'est déjà plus uniquement un bidonville. On y construit aussi en dur.
    Mais l'esprit karyaniste y reste vivace. Mépris des autres, brassage culturel, nouvelle génération, ruralité contrariée, ouvriers mécontents, tout ceci fleurira dans un printemps culturel spontané. Comme dans tout mouvement culturel, on en a retenu d'abord la musique. Celle des Nass El Ghiwane, en premier lieu. Mais la vraie tradition du Hay, c'est plutôt le théâtre. En tout cas c'est elle qui perdure avec des bonheurs divers. Bien qu'il soit difficile aujourd'hui de savoir si l'on est artiste parce que né au Hay Mohammadie, ou bien tout simplement artiste natif du Hay Mohammadie.

    -Qu'en est-il aujourd'hui de la culture karyaniste , On s'en revendique sans honte. "Hay Mohammadie" est même devenue une appellation d'origine contrôlée. Mais la contestation est désormais islamiste. C'est en tout cas la plus visible. On ne vous fera pas le coup des années de plomb qui ont tué une contestation pour donner naissance à une autre moins rock'n'roll. Mais bon, on n'a jamais vu un islamiste sur une scène de théâtre. Des grandes Carrières centrales, il reste deux, trois poches éparses. Tant mieux. La nostalgie en ce domaine serait déplacée. Les habitants sont relogés dans les bâtiments du projet Hassan II.

    Que sortira-t-il de cette concentration de population d'un nouveau type ? Peut-être une culture karyaniste revivifiée? On dit que ça ne prend qu'une minute pour remarquer une personne spéciale, une heure pour l'apprécier, un jour pour l'aimer. Mais qu'on a ensuite besoin de toute une vie pour l'oublier.

  • Le rap est au HIP HOP ce que le GHIWANE est a La culture Karyaniste Histoire d'une culture2 rue

    Ca vient de Http://ghiwanifondation.monsite.wanadoo.fr
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    ILS SONT LES NASS "intemporels" EL GHIWANE

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    30 ans plus tard, ils continuent à remuer les tréfonds de l'âme marocaine.Nass el Ghiwane, mais aussi Jil Jilala et Lemchaheb, c'était notre mai 68 à nous.

    Voyage dans le temps. Une saga marocaine.

    22 ans après la création du groupe, Klam el Ghiwane recueil de leurs paroles, a été épuisé en deux semaines. Un deuxième tirage est en cours. Comment une bande de jeunes, issus de l'exode rural, (Ecole al ittihad hay el mohammadie, école istiqlali ) réduits à l'exclusion dans un quartier périphérique de Casablanca, ont-ils aussi profondément marqué notre conscience collective? A l époque el hay mohammadi ne disposait ni de collèges ni de lycées, et plusieurs jeunes subissaient leurs premières difficultés puisqu'il fallait prendre le bus pour aller au collège surtout la majorité de ses jeunes ont étaient orienté vers des écoles qui se trouvent souvent dans des zones chics de Casablanca, tel que 2 mars, bd d anfa, l ermitage etc......et pour plusieurs d entre nous senti comme un exil forcé et une sensation que je développerai en détail dans un autre chapitre.

    Récit d'une légende

    Le 23 mars 1965 est une date qui aura marqué les esprits dans toutes les villes du royaume, mais plus particulièrement les quartiers casablancais de Hay Mohammedia, Derb Moulay el koudia, Chérif Bournazel ou aussi les Roches Noirs etc.... Là plus qu'ailleurs, la confrontation avec les forces de l'ordre sera d'une grande violence. Les tirs à balles réelles (même le général Oufkir en personne a essayé de procéder à l élimination de cette population, les arrestations arbitraires, les jugements sommaires et les couvre-feux resteront à jamais gravés dans les mémoires. Parmi les détenus, un garçon de 17 ans qui s'appelle Larbi Batma. "J'ai passé un mois dans une prison où j'ai vécu des choses qui me font trembler quand j'y repense" écrit-il dans son autobiographie Errahil "Nous étions très nombreux dans des cellules exiguës (une partie a derb moulay chérif l autre chez les mineurs a berd ben jdia et a belvédère ), sombres et nauséabondes (…) ils nous ont relâchés après avoir finalement compris que nous n'étions que des lycéens sans appartenance politique" ( mais une partie de ses jeunes n ont jamais donné de nouvelles a leurs famille exemple du fils du cheikh des mkaddem ben omar dont le père était un fervent résistant pendant la colonisation ).
    Les années qui suivent les émeutes seront pour lui une sorte de traversée du désert. De petits boulots en petits larcins, il fait l'expérience douloureuse de la rue. Dans son quartier, Hay Mohammadie, et plus précisément aux alentours du cinéma Essâada, la délinquance et la violence sont monnaie courante. En effet, ce quartier autrefois bastion de la résistance à l'occupation française, cristallise tous les maux de notre société. On y arrive pour fuir la misère, mais on y rencontre l'exclusion, le chômage et la répression policière, souvent arbitraire. Paradoxalement, "El Hay" (comme les habitants aiment l'appeler) est une pépinière de talents qui continue jusqu'à présent (malgré la nouvelle immigration) à grossir les rangs de ceux qui font notre culture au quotidien. La maison des jeunes y est pour beaucoup. (Sous la direction de al alaoui, avec les animateur settati et badjar ) Des associations culturelles telle Echouâla (le flambeau) servaient d'école pour un nombre impressionnant d'artistes, notamment regroupés dans des troupes de théâtre amateur qui animent la vie du quartier. Tayeb Sedikki, alors directeur du regretté Théâtre municipal de Casablanca, dit un jour en plaisantant qu'il appellerait son Masrah Ennass véritable Académie du théâtre marocain, "la troupe du Hay Mohammadie". Bien qu'ils habitent le même quartier, Boujemâa Ahguir, alias Boujmiî et Larbi ne feront connaissance que dans les coulisses de Masrah Ennass. Larbi raconte cette rencontre avec beaucoup d'affection : "Ce jour-là, lorsque je suis entré au théâtre, tout le monde m'a ignoré sauf les inséparables Omar Essayed et Boujmiî qui m'ont accueilli chaleureusement. Boujmiî s'est approché avec son sourire qui ne le quittait presque jamais (…) Il me demanda ce que j'avais entre les mains et je lui ai montré mon bendir (…) Omar me prit de côté et me dit: Maintenant tu es entré dans le monde du théâtre professionnel, tu te dois d'être patient, présent et discipliné. Tu dois aussi mémoriser les différents rôles, et la mise en scène. Sache, mon frère que le directeur a un caractère difficile… ". C'était le début d'une amitié à toute épreuve.
    La tournée de Masrah Ennass en France, en 1969, fut un moment fort dans la vie du trio Boujmiî-Batma-Seddiki. Même si une déclaration malheureuse du dernier à la presse française suscita la grogne au sein de la troupe. Le directeur avait osé traiter ses comédiens de "cobayes pour son théâtre expérimental". Boujmiî le ressentit comme une insulte, mais la réaction qu'il suggéra n'était pas virulente. Ce fut une "révolte artistique" en ce sens que les acteurs se jurèrent de prouver leur compétence en interprétant leurs rôles à la perfection. Après la tournée, Seddiki mitigea son attitude, jusque-là exagérément autoritaire à l'égard des comédiens.
    Durant la même tournée, Boujmiî et Larbi font la connaissance d'un homme qui sera à l'origine de leur changement de direction. Mohamed Bouidia, un algérien alors directeur d'un petit théâtre à Paris, était, selon Larbi, membre du FPLP (Front populaire pour la libération de la Palestine). Plus tard, il sera assassiné par le Mossad : attentat à la voiture piégée, place de l'Opéra. C'est du moins ce qu'affirme Larbi dans ses mémoires. "Le regretté Boudia nous
    A aimés passionnément, surtout lorsque nous lui chantions nos morceaux révolutionnaires
    ÔQaâba, demeure d'Allah,que tu es resplen-dissante ! Ô Qods, demeure d'Allah, où es-tu ? Entre les mains des sionistes impérialistes !"
    A cette époque, l'idée du groupe avait commencé à germer dans l'esprit de Boujmiî. De retour au Maroc, les conditions des comédiens se sont relativement améliorées. Ce qui n'empêchera pas Larbi et Boujmiî de quitter à nouveau la troupe pour la France, sur invitation de Bouidia. "A Paris, ce fut la souffrance (…), l'errance, les nuits passées sur les perrons, ou dans les stations de métro, les rencontres louches, les vols, les excès…". C'est à cette époque que seront écrites des chansons comme Ma hammouni, Ya bani Al Insane, Essinia. A Paris, Bouidia leur présente une foule d'artistes et de militants pour la cause palestinienne. Tous seront un catalyseur pour le projet artistique de Boujmiî et Larbi. Depuis, plusieurs de leurs chansons dépassent le cadre marocain pour toucher à l'universel. C'est aussi à cette époque que les sœurs Bradley, alors étudiantes iront perpétrer un attentat en Israël, pour le compte du FPLP… a la place de Larbi et Boujmiî. Le séjour des deux amis sera tellement difficile qu'au bout de trois mois les deux Ghiwane décident de rentrer au pays. A leur arrivée au port de Tanger, la police des frontières les arrête et confisque leur passeport. Etait-ce leurs rapports avec Bouidia, leur engagement déclaré pour la cause palestinienne ? Non. On les arrête tout simplement parce qu'ils ont… les cheveux longs ! C'était en 1970… (Je veux aussi associer mohammed damraoui qui a aussi participé à cette aventure). Ayant eu vent de leur retour, Seddiki les contacte, sur un ton beaucoup plus avenant. Il les invite à présenter leurs chansons au café-théâtre qu'il dirige. Le public est tout de suite conquis par le souffle militant de leurs paroles, loin de la sensiblerie dégoulinante qui caractérise la musique arabe de l'époque. Leur succès est à l'origine… de la fermeture du café-théâtre ! Quelle meilleure confirmation qu'ils ont fait mouche ? Nass El Ghiwane, et "la chanson du peuple", sont nés. Quelque temps plus tard, Boujmiî contacte un ami d'enfance, Allal Yâala (l'homme orchestre) pour enregistrer Essinia à la RTM. Ils s'y présentent sans rendez-vous, mais le hasard veut que Omar Essayed soit là pour le tournage d'une comédie. Il se fait un plaisir de les présenter au réalisateur Hassan Bourjila… qui leur demande, dans une attitude hautaine, "ce qu'ils vendent" ! Réponse réflexe de Boujmiî : "Louz ou laâssal ou teffah!" (Des amandes, du miel et des pommes). Il faudra toute la diplomatie d'Omar, et le renfort d'autres comédiens, pour que la tension retombe. L'enregistrement aura finalement lieu sans remous. A la retransmission, le succès est immédiat, malgré le fait que la chanson soit tronquée de son prélude, et que Allal n'apparaisse pas dans le cadre (d'après le réalisateur, ses vieilles frusques ne pouvaient pas passer à l'écran !). Attiré par la nouvelle notoriété des désormais Nass el Ghiwane (toujours un duo), Seddiki leur propose de monter un spectacle qu'il produirait, à condition d'agrandir le groupe. Omar Essayed est le premier à l'intégrer, Abel Aziz Tahiri et Mahmoud Essaâdi suivront. Le choix des instruments est significatif à plusieurs égards. Avant eux, les instruments considérés comme nobles sont le luth, le violon et le Qanun, voire le piano. Ils leur tournent sciemment le dos et choisissent des instruments autochtones méprisés : la tbila, ou (tam-tam), le sentir gnaoui, le daâdouou des haddawa, et le bendir, mais aussi le bouzouki, encore inconnu des Marocains. La veille de ce fameux spectacle, les Ghiwane sont surpris par l'affiche qui les présente comme une création de Tayeb Seddiki. Ce sera la fin de leur relation avec ce dernier.

    et, le début de la plus belle aventure musicale que le Maroc moderne ait connu. Le premier concert du groupe est monté au Nautilus, un restaurant qui se trouvait à peu près à l'emplacement actuel de la mosquée Hassan II, sous le nom de "Neo-Derwish". Mais le concert qui leur donne définitivement confiance et élan créatif aura lieu dans leur quartier, plus précisément au Cinéma Essaâda, où Larbi gardait autrefois les vélos. Il commente : "Un ami du temps de la délinquance m'a dit que j'avais trouvé ma voie!". Au troisième concert, au cinéma royal de Derb Sultan, ils comprennent que la jeunesse marocaine en mal de vivre s'est identifiée à leur discours révolutionnaire, à une époque où une simple déclaration à la presse est synonyme de haute trahison. Pour l'anecdote, ce soir-là Boujmiî noue… sa chaussure sur sa tête, témoignant par là d'un sens aigu du symbole et de la dérision. C'est à cause de la virulence des critiques, mais aussi du danger que représentent les sujets abordés, que le groupe connaît, très tôt, le départ de My AbdelAziz Tahiri (remplacé par Abderrahmane Qirouch dit Paco qui venait de rompre avec Jil Jilala (il a été surtout écarté par le groupe jil jilala pour son manquement et non professionnalisme, a l époque ou été juste un menuisier à l ancienne médina de casablanca et venant de marrakeche) et Mahmoud Essaâdi. Ils connaissent enfin la consécration, à L'occasion du spectacle donné au Théâtre Mohammed V à Rabat, à l'apogée du mouvement de contestation estudiantine. Lors de ce concert, ils entonnent une chanson mythique, Soubhane Allah, (chanson repérée dans le diwan sidi kaddour el alami, ou les paroles on étaient échangées), dans laquelle les gouvernants subissent une attaque frontale. ("Le gouvernant falsifie et touche des pots de vin, et le témoin ne rechigne pas à commettre le parjure"). Réaction réflexe des forces de l'ordre : les arracher brutalement de la scène sous les sifflets et les huées d'un public indigné. Les années qui suivent sont une période faste : on s'arrache leurs disques, les concerts se multiplient, leur renommée grandit, dépassant les frontières du royaume. Une tournée en Algérie et en Tunisie dirigée par Abdessamad El Kenfaoui (homme de théâtre connu pour la virulence de ses propos politiques), voit la création un peu partout au Maghreb d'une foultitude de groupes à leur image - faisant de Nass el Ghiwane une légende vivante. Leur premier album, reproduit par la maison Polydor, obtient un disque d'or (qu'ils n'ont jamais reçu, du reste). Leur concert à l'Olympia de Paris est un triomphe. Désormais, ils jouent dans la cour des grands, et inscrivent leur nom en lettres d'or sur la scène musicale internationale. Leur originalité se manifeste même dans leur attitude très avant-gardiste vis-à-vis de la propriété intellectuelle. Omar raconte : "Larbi et Boujmiî apportaient leurs textes et disaient qu'ils étaient la propriété de Nass El Ghiwane et que personne n'avait le droit d'y apposer sa signature. Nous élaborions nos chansons dans la concertation".

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    NASS EL GHIWANE aujourd'hui

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    England 2004
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    Angleterre 2004
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    omar in england

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    Nass à Fraga (spain) mai 05
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    Nass à Gerone (spain) mai 05
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    Rachid in england

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    15 Avril 2006 Paris
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    Allal intemporal!
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    Nass today!


    Cette montée fulgurante sera stoppée net par la mort subite de Boujmiî, qui personnifiait toute l'âme du groupe. Survenu suite à une péritonite le 24 octobre 1974, ce décès induit un passage à vide qui durera quelques années.
    Extrait des mémoires de Larbi : "Boujmiî n'est plus (…) sa perte a miné en moi des mots comme l'amitié et la fidélité (…) il était, puisse Dieu l'avoir en Sa miséricorde, mon aîné. Mais il croyait en mes idées et mes aspirations (…) le choc était violent". C'est grâce à la persévérance de Omar, véritable cheville ouvrière, que le groupe survit au drame. Omar prend en outre sur lui les convocations des "services" qui souvent l'interrogent sur le contenu des textes. Il déjoue les interrogatoires en changeant, au commissariat même, quelques vers "qui pourraient être utilisés contre le groupe". Il faut attendre 1982, année de la sortie de l'album Taghounja, pour marquer le renouveau de cette formation légendaire. L'apport de Paco y est pour beaucoup. Ce maâllem gnaoui renforce en effet la dimension mystique de leur musique autant que de leurs textes. On se rappelle de morceaux comme Essadma où la mélodie et la rythmique font penser à la "Hadra Gnaouia". Avec des paroles plus explicites que l'imagerie de Boujmiî, faisant souvent référence à la nature pour déjouer la censure, Larbi prend sur lui de poursuivre le rêve de son aîné. Pour ne citer qu'elle, la chanson Mahmouma illustre clairement le changement de langage dans leur répertoire. C'est un véritable "j'accuse !" qui décrit notre société sombrant dans la décadence des mœurs.
    Nass El ghiwane sont désormais une référence incontournable de la chanson engagée dans le monde arabe, voire dans le monde tout court. Ils sont invités aux festivals les plus prestigieux, acclamés par des foules exaltées… Des cinéastes leur proposent même de tourner des films retraçant leur parcours. "Ce qui m'avait frappé chez les Ghiwane, c'était leur constance. Ils étaient les mêmes au Hay Mohammadie, au Club Med ou au festival de Cannes, où nous étions allés présenter El Hal (Transe)", raconte Ahmed El Maânouni réalisateur du film. Mais le malheur, c'était écrit, devait encore frapper. Vers la fin des années quatre vingt, Larbi est atteint d'un cancer du larynx qui a finalement raison de lui en 1998. Un an plus tôt, Paco avait quitté le groupe. "Pour des raisons financières en rapport avec la maladie de Larbi", et qui n a pas voulu soutenir son sauveur puisque grâce a laarbi que paco a pu intégrer le groupe malgré l opposition de Allal et de omar.
    Pourtant l'esprit Ghiwane survit en la personne de Allal et Omar, mais aussi grâce à Hamid et Rachid batma, cadets de Larbi qui par leur talent indiscutable, assurent la relève. Ils le disent bien dans leur chanson mythique, Ma Hemmouni : "rien ne m'attriste autant que les hommes en perdition. Même si les murs tombent, chacun peut reconstruire une maison". Mais aujourd'hui, si les pratiques de censure (voire d'arrestation pour délit d'opinion) ne sont plus un obstacle pour la carrière des Ghiwane, ils continuent de souffrir de la précarité qui touche tous les gens de l'art dans notre pays. "Il est inadmissible que les artistes se voient obligés de se produire dans des salles inadaptées, à l'exception du Théâtre Mohamed V à Rabat. Même une mégapole comme Casablanca ne dispose pas d'un site artistique à la mesure de son large public", affirme un Rachid Batma dépité. Pire encore : "lors de la retransmission de nos concerts à la télé, on a toujours des couacs de sonorisation. A l'étranger, nous n'avons jamais rencontré ce genre de problème !", ajoute-t-il. Quant au piratage, il sévit plus que jamais…
    Triste pour un groupe aussi légendaire… Mais les Ghiwane n'ont toujours pas dit leur dernier mot. Leur dernier album, Haoud Ennaânaâ, est en passe de faire un tabac. La saga continue…
    Les pères fondateurs Boujemâa Ahguir, dit Boujmiî" Le frère, le père, et l'ami" De ma vie, je n'ai connu un homme semblable à Boujmiî. Il était le frère, le père, et l'ami (…) Tout le monde l'aimait, et appréciait sa compagnie (…) D'une grande culture (…), amoureux du beau verbe, de la poésie autant classique que dialectale, il écrivait des pièces de théâtre, composait des chansons, récitait de mémoire un nombre incroyable d'adages populaires. Ces origines sahraouies aidant, il était passé maître dans la poésie Hassania… Sa belle voix aiguë titillait les sens (…) Une voix qui portait dans ses vibrations les dunes de sable, la spontanéité de l'homme bleu, et le sentiment de liberté incomparable que procure la transhumance (…) A l'apogée de sa créativité, il vivait l'avenir comme d'autres vivaient le présent (…) Il rêvait d'un foyer accueillant, et d'amour (…) Deux mots étaient une constante dans son discours : Lemhabba (l'amour) et l'khir (la bonté). (…) On les retrouve dans tout ce qu'il a écrit." Extrait de Errahil, autobiographie de Larbi Batma .

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    AFFICHES ET POCHETTES

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  • Les HIP HOP Et SON POSTCURSEUR

    CECI VIENT DU SITE AFRICAMAAT

    http://www.africamaat.com UN bon site qui apprend beaucoup sur l'afrique
    qu'on connait "pauvre"....c'est les pauvre en culture...

    Afrika Bambaataa : fondateur du mouvement "Hip Hop" et de la "Zulu Nation".

    Les jeunes sont majoritairement aujourd'hui de grands adeptes de la culture hip hop. Mais quelle est l'origine de cette culture et ses liens avec l'Afrique ?

    Afrika Bambaataa : fondateur du mouvement

    Video : Afrika Bambaataa aux Hip Hop Honors 2006

    1- Généralités :

    Le Bronx de New York (USA) reste le véritable lieu de naissance de la culture hip hop. Mais comment tout cela a commencé ?

    A vrai dire, dans les années 50 et 60, une énorme fracture sociale s'était faite sentir au sein de la société américaine. D'une part, la bourgeoisie blanche profitait amplement du rêve américain et d'autre part, pour les minorités non-blanches ce même rêve prenait de plus en plus l'aspect d'un cauchemard. Transportée de force pour servir de main d'oeuvre gratuite dans des camps de concentration dédiés aux travaux forcés appelés par euphémisme "plantations", la population noire originaire d'Afrique, livrait une lutte acharnée avec des leaders déterminés tels Martin Luther King, Malcom X, les Black Panthers, etc... pour mettre un terme définitif à la ségrégation raciale et obtenir enfin l'égalité des droits.

    Sur un autre plan, des populations originaires d'Amérique du sud (Mexique...) et des Caraïbes (Porto Rico, Jamaïque...), venaient grossir les rangs des habitants du ghetto, en quête de conditions de vie meilleures. La situation globale de ces populations était précaire et de plus, l'insécurité et la délinquance régnaient à tous les coins de rue.

    Les gangs firent alors leur apparition (les Black Skulls, les Latino Kings, les Young Lords, etc...) et les trafics illicites allaient bon train avec le soutien financier et logistique de quelques personnalités haut placés issues de l'amérique blanche.

    Mais, au milieu des années 70, l'attraction qu'exerçaient les gangs va connaître un vif déclin à cause de deux faits majeurs : le taux de mortalité élevé entre gang et surtout l'arrivée de la culture hip hop.

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    2- L'héritage de Clive Campbell :

    La première secousse sismique de niveau 7 sur l'échelle historique du hip hop, vint d'un jeune jamaïcain arrivé dans le Bronx en 1967 à l'age de 12 ans : Clive Campbell.

    De son île natale, il avait par bonheur amené avec lui, l'art des sound systems et du toasting qu'il introduisit dans le Bronx en organisant des rassemblements publics. Devant son succès, les clubs du coin, le Twilight Zone et le T-Connection, ne tardèrent pas à lui ouvrir leurs portes. Clive avait prit le nom de scène de "Kool Herc", en référence à son physique qui faisait penser au légendaire Hercule.

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    KOOL HERC

    Sa recette miracle : Privilégier sur le disque, les passages "pure son" qui font « kiffer » le public. Et comme ces passages étaient relativement courts, il utilisait deux platines et deux fois le même disque. Une révolution pour l'époque.

    Sur ces break-beat musicaux, commencèrent alors à évoluer des danseurs aux comportement étranges pour l'époque, qui devinrent plus tard des "Breakers-Boys". L'art du toasting permis encore à Kool Herc de lancer les MC (Maître de Cérémonie), qui au début se contentaient de saluer le public, de dédicacer des morceaux et de mettre l'ambiance. Peu après, en passant le micro à ses potes, Coke la Rock et Clark Kent, ils prirent le nom de scène de "Kool et les Herculoïdes".

    3- L'héritage d'Afrika Bambaataa :

    La deuxième secousse sismique de niveau 9 sur l'échelle historique universelle du hip hop, vint d'un certain Aka Kahyan Aasim, membre leader du terrifiant gang des "Black Spades".

    DJ à ses heures, il fut saisit d'admiration pour Kool Herc et ses freestyles DJ. A la dissolution de son gang et suite à la mort de certains de ses amis, il décida de changer d'orientation philosophique et fonda la "Bronx River Organization". Il amplifia alors le mouvement des soundsystems et commença à utiliser son ancienne influence de chef de gang pour dialoguer avec les jeunes et les sortir de la spirale de la violence.

    Son idée : transformer leur frustration et leur rage en énergie positive orientée vers la création artistique. Pour cela, il devait leur apprendre à désirer l'excellence afin qu'ils puissent repousser les frontières mentales de leur créativité artistique. Au début, lui seul croyait qu'il allait pouvoir réussir à convaincre les jeunes de changer de vie. Et voyant l'impact de la musique sur les kids, il décida alors d'en faire son allié et utilisa ses clips vidéo pour faire passer son message.

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    AFRIKA BAMBAATAA

    Il tient à la main une croix Ankh égyptienne pour inviter les jeunes à renouer avec l'histoire africaine de la période pharaonique

    Il rebaptisa alors la "Bronx River Organization" en "The Organization" et continua à arpenter les trottoirs du Bronx pour parler aux jeunes. En 1974, "The Organization" devient "The Zulu Nation", en référence aux guerriers Zoulous d'Afrique du Sud qui s'étaient défendus avec dignité, courage et discipline contre les envahisseurs européens. Vous l'avez reconnu, il s'agit d'Afrika Bambaataa, "The godfather of hip hop".

    Pour valoriser la danse et captiver les jeunes, Afrika recruta 5 danseurs hors pairs (Beaver, Robbie Rob...) qui devinrent les "Shaka Zulu Kings" ou "Zulu Kings". En parfait magiciens hip hop, ceux-ci occupaient la place avec d'autres danseurs de talent, les Nigga Twins. Les jeunes affluaient de partout pour participer aux événements de la Zulu Nation et les premiers crews commençaient à se former : les Bronx Boys, les Shanghal Brothers, les Seven Deadly Sinners, etc...

    Le message d'Afrika Bambaataa était clair : "Je suis venu te prendre la tête pour te faire voir ce qu'il y a derrière les étoiles. Laisse tomber les ondes négatives qui guident tes pas vers la violence et suit nous, tu découvriras alors la puissance de la créativité qui sommeille en toi".

    A cette époque, le break comptait un nombre limités de mouvements regroupés en : Top Rock, Footworks et Freeze.

    Avec les années 80, une nouvelle génération de danseurs fit son apparition et permirent au break, à travers le développement des battles, de défier la gravité terrestre. La Zulu Nation gardait son influence et de nouveaux crews voyait le jour : Les NYC Breakers, les Dynamics Rockers, les United States Breakers, les Crazy Breakers, les Magnificient Force... et surtout les Rock Steady Crew qui allaient révolutionner le break en créant de nouvelles figures (Backspin, Coupole, 1999, etc...). Si bien que tous les crews voulaient défier les RSC et les battles contre, par exemple, les Dynamics Rockers ou les NYC Breakers resteront à jamais légendaires.

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    AFRIKA BAMBAATAA

    Au niveau de la danse debout, les Electric Boogaloos sous la houlette de Boogaloo Sam développaient la danse debout avec de nouvelles figures démentielles dont le pop qui plus tard fit le succès de Michael Jackson (il est vrai qu'il fut un de leurs élèves). Le lock, l'Uncle Sam, le wave, le moonwalk, le stromboscope, le robot, etc.... sont autant de styles qui ont révolutionné la danse dans le monde.

    Des danseurs debout explosaient par leurs talents : Skeeter Rabit, Sugar Pop, Mr Wriggles, Popping Taco, Boogaloo Sam, Popping Pete mais aussi Mr Fabel, Shabba Doo (Ozone), Boogaloo Shrimp (Turbo), Don Campbell, Criping Cid, etc...

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    DANSE ZULU

    Quels furent les mérites d'Afrika Bambaataa ?

    Comprendre qu'il fallait :

    -   Donner au mouvement hip hop, une philosophie et une orientation forte pour canaliser positivement l'énergie des kids. L'épopée de la Nation Zulu d'Afrique du Sud fut médiatisée et servit de base à un mouvement qui avec James Brown eut pour leitmotiv « Peace, Unity, Love & Having Fun ». La culture hip hop fut dés lors célèbre sous le nom de « ZULU NATION ».

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    JAMES BROWN

    -   Rassembler les énergies créatives au sein du mouvement hip hop et les décliner en diverses disciplines (graff, DJ, danse...).

    -   Mondialiser ces nouvelles formes d'art en sillonnant la planète pour léguer le message positif du hip hop et initier les jeunes du monde aux diverses techniques.

    -   Susciter des challenges créatifs dans toutes les disciplines pour les faire sans cesse évoluer.

    .."spip_puce" src="http://www.africamaat.com/puce.gif" alt="-">   Apprendre aux jeunes à transformer l'énergie négative accumulée en énergie créative positive extériorisée.

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    ZULU NATION MOUVEMENT

    -   Créer des grades au sein de la Zulu Nation pour stimuler la créativité des jeunes et honorer leurs talents.

    -   Toucher les artistes les plus médiatiques, pour promouvoir le hip hop (James Brown, Chaka Kahn, Lionel Richie, Michael Jackson, etc...).

    -   Capter l'attention des jeunes par le biais de spectacles riches en créativité.

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    DANSE ZULU

    4- Les disciplines du hip hop

    Le terme « hip hop » exprime le fait d'élever son esprit en utilisant sa créativité, son intelligence et son potentiel physique (voix, articulations, mains, œil, etc...) pour ouvrir de nouveaux champs artistiques et créer de nouvelles sensations. Le hip hop est une culture aujourd'hui internationale qui comprend à vrai dire aujourd'hui, 6 disciplines complémentaires :

    -   Le Rap : internationalement connu, c'est la musique phare du mouvement. Elle ne cesse d'évoluer en fonction des artistes et des courants artistiques. On y distingue deux types de flows : la Old School (années 80 ; ex. Big Daddy Kane, Rakim, Queen Latifah...) et la New school (fin 90 ex. Wu Tang Clan, The Roots, De la Soul...). Mais il existe aussi un type de musique appelé "break-beat", utilisé pour les battles.

    -   Le Beatbox : c'est l'art du bruitage avec la bouche (basse, boite à rythme, scratches, clavier, etc...). Les stars mondiales du beatbox sont Rhazel (The Roots), Buffy (Fat Boys), Scratch (The roots), Dougie Fresh, Ready Rock C, Dox Box, etc...,
    -   Le Djing : basée sur la manipulation de deux platines de disques et d'une table de mixage. Cette discipline a considérablement contribué à l'apparition d'innovations artistiques dans la domaine de la technicité du son.

    -   La Danse hip hop : classée en deux univers précis : la danse debout (smurf, lock, pop, électric boogie...) et la danse au sol (headspin, coupole, footwook, freeze...). Ces danses ont des adeptes dans le monde entier et sont largement employées par toutes les grandes stars de la chanson (pop, hip hop, r'n'b...).

    -   Le Graff : réalisation de fresques murales à partir de bombes de peinture. Après s'être largement exprimés sur les murs des grandes agglomérations, les graffeurs ont fait leur entrée dans les galeries d'art (New York, Japon....) et même sur le net (inforgraphie).

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    -   Le Street Wear : dernière née, cette nouvelle discipline a considérablement fait évoluer l'univers de la mode en général. Pantalons larges, tee shirts amples, casquette, basket ou Baggy... Les jeunes européens d'aujourd'hui cherchent à être à l'aise dans leurs habits. Royal wear, Come 8, Dia, 2high, Fubu se créent, Nike, Puma, Addidas, Lacoste, Reebok, Levi's, mettent leurs designers à la page.

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    5- Les influences artistiques

    -  Break danse (danse au sol)  : les danses africaines, la capoeira, la salsa, les arts martiaux, le tap dance, la gymnastique sportive, etc...

    -  Debout (danse debout)  : les danses africaines, les robots, le comportement des gens, les séries TV, les reportages sur l'espace et les astronautes, les dessins animés, les affiches de pub, le mime, etc...


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    DANSEUR EN ACTION

    6-Les pionniers US du hip hop :

    Tout d'abord, mention spéciale et chapeau bas pour James Brown. Car son style, ses pas de danse et ses créations musicales ont considérablement influencé le hip hop. Place maintenant aux pionniers.

    -  DJs :

    DJ Kool Herc : Le premier a avoir mis au point la technique des "break-beat" en utilisant sur 2 platines, 2 fois le même disque, pour faire durer les passages "pure son".

    DJ Grand Wizard Théodore : Inventeur du scratch en 1975 tout à fait par hasard dans sa chambre. En voulant stopper un disque, il pose sa main dessus et est surpris par le bruit qu'il entend. Après avoir passer du temps à maîtriser cette nouvelle technique, il en profite pour faire découvrir dans ses soirées, son nouveau style, le scratching.

    DJ DST : est le premier à commercialiser un disque comportant du scratch.

    DJ Q-Bert : A fait considérablement évoluer le Deejaying.

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    DJ Q BERT

    Un titre référence dans l'univers des DJs : "Rock it" d'Herbie Hancock.

    -  Danse hip hop : famous names

    Danse debout : Poping Pete (boogaloo, pop, robot), Boogaloo Sam (Pop), Sugar Pop (Lock), Shabba Doo (Lock), Boogaloo Shrimp (Electric boogie), Poping Taco (stromboscope, électropop), Skeeter Rabit (boogaloo), Mr Fabel (wave), Mr Wriggles (lock), Don Campbell (Lock), Criping Cid (backslide), etc...

    B.Boying : Ken Swift (1990), Crazy Legs (Coupole), Joe-Joe (Backspin), Mr Freeze (6 steps), Spy (Freeze), Spike (envolée), Jimmy D (fondateur des RSC avec Joe-Joe) sans oublier Easy Mike, Chrome, Lime 5, P-Body, Jimmy Lee, Boobie, Tac2, Rim 180th, Tito 183rd, Pauly Lime, Rubber Band, Popeye, Doctor Ace, Slick RickGreen Eyes, Bon5, CN, B-races, Joe, Les, Angel Rock...

    Les duos de légende : Crazy Legs/Ken Swift - Alien Ness/Fever One - Floor Rock/Heps Fury...

    -  Rap :

    Afrika Bambaataa ("godfather" of hip hop, père de la Zulu Nation), Grand Master Flash (et les Furious 5), KRS One (de Boogie Down Production), Big Daddy Kane.

    Avant l'affectation du mot "hip hop" comme symbole de la culture, MC Lobot Starki rimait au micro en lançant "HIP HOP SHOUBAB DOO WAP, HIP HOP SHOUBAB DOO WAP, HIP HOP SHOUBAB DOO WAP". C'est ainsi que les anciens attestent avoir entendu pour la première fois le mot "hip hop".

    -  Beatbox :

    Buffy (Fat Boys), Rhazel (The Roots)...

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    RAZEL : THE MASTER OF BEAT BOX

    -  Graff :

    Futura 2000 (présent lors de la tournée NYC Tour à Paris en 1982), Rock Stars, Coz, Mere 139, Dandy, Shy...

    Telles sont les origines de cette culture qui se nomme hip hop et sa source d'inspiration africaine : la Zulu Nation


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