By Connexion Bizarre (english)
The self-proclaimed electro-punk-noize-terrorists Chrysalide have
returned with their second full-length album, "Don't Be Scared, It's
About Life" – and what a release this album is! Though many people will
make obvious Skinny Puppy comparisons (a great deal of this being how
eerily close the vocals seem on some songs), this album is no mere
clone.
The whole of "Don't Be Scared, It's About Life" is jarring, intense and powerful and continually keeps you on edge. It provides aggressive, angry, punky electronics throughout, but also provides the listener with enough variety and 'softer' moments so that your ears are not completely bled out by the time you're done listening to the album. Each successive listen shows a new element or sound I didn't pick up previously, like the subtle orchestral sounds in "They Won't Get Us", the slightly Asian influences in the track "Cybernetic Babies", or the dubstep elements found in "I Do Not Divert Eyes". Also, soft piano melodies on some songs provide a sharp contrast to overwhelming aggression and anger. There are few introspective songs dispersed throughout to give your ears some rest, such as "Lizzie and the Charming Prince" and "Lovetape". No matter what the song, though, there is always an element of madness, fear and a menacing aura in each track – sometimes it's just below the surface, other times it hits you right in the face.
My only complaint with the release is that it is hard to understand the lyrics a good part of the time (which I know is true of a number of releases in this genre), but since the rest of the album is so amazing it bothers me here more than it normally would. Maybe the vocals are meant to be more as an instrument, but knowing the band and their methods, I would say the lyrics are an important part of their work; unfortunately the words just don't come across very well at times.
That being said, "Don't Be Scared, It's About Life" could easily be the soundtrack to someone's nightmares or in the day of an insane asylum. I often envision that I'm just about to lose my mind into a psychotic episode at any moment while listening to it. And that's not such a bad thing when experiencing an album, in my opinion. An excellent and recommended release.
The whole of "Don't Be Scared, It's About Life" is jarring, intense and powerful and continually keeps you on edge. It provides aggressive, angry, punky electronics throughout, but also provides the listener with enough variety and 'softer' moments so that your ears are not completely bled out by the time you're done listening to the album. Each successive listen shows a new element or sound I didn't pick up previously, like the subtle orchestral sounds in "They Won't Get Us", the slightly Asian influences in the track "Cybernetic Babies", or the dubstep elements found in "I Do Not Divert Eyes". Also, soft piano melodies on some songs provide a sharp contrast to overwhelming aggression and anger. There are few introspective songs dispersed throughout to give your ears some rest, such as "Lizzie and the Charming Prince" and "Lovetape". No matter what the song, though, there is always an element of madness, fear and a menacing aura in each track – sometimes it's just below the surface, other times it hits you right in the face.
My only complaint with the release is that it is hard to understand the lyrics a good part of the time (which I know is true of a number of releases in this genre), but since the rest of the album is so amazing it bothers me here more than it normally would. Maybe the vocals are meant to be more as an instrument, but knowing the band and their methods, I would say the lyrics are an important part of their work; unfortunately the words just don't come across very well at times.
That being said, "Don't Be Scared, It's About Life" could easily be the soundtrack to someone's nightmares or in the day of an insane asylum. I often envision that I'm just about to lose my mind into a psychotic episode at any moment while listening to it. And that's not such a bad thing when experiencing an album, in my opinion. An excellent and recommended release.
[9/10]
– Kevin Congdon
– Kevin Congdon
By A l'arrache (fr)
Est-ce qu'on la fait cette intro sur les risques du second album
après un premier coup de maître? Bof non, c'est chiant. La seule
chose à ajouter au sempiternel couplet est que tout ça ne change
pas vraiment dans les styles musicaux les plus pointus. Bah oui: là
aussi, on va vous attendre pour que vous fassiez le même album
parfait mais en mieux et différent s'il vous plaît!
Alors la recette? Il n'y en a pas vraiment, sauf de vous envoyer
gentiment vous faire foutre, vous public adoré et que l'artiste
fasse simplement ce qu'il a envie de faire. C'est de toute façon la
ligne de conduite depuis toujours des "frères Co" (Arco et
Syco) de CHRYSALIDE.
C'est vrai que LOST IN A LOST WORLD avait été une monumentale
claque dans la gueule, que les live tuaient (et tuent toujours!),
suscitant l'envie et l'attente grandissante d'une suite des aventures
du duo. Ledit duo (devenu trio entretemps avec l'arrivée d'Amnesy),
perfectionniste et hyperactif dans l'âme, a maintes fois repoussé
le nouvel album, initialement prévu aux alentour de l'été 2010. Ce
qui a bien entendu accentué la pression pour nous, sales enfants
gâtés et impatients.
L'attente ne sera plus qu'un souvenir: Don't be scared, it's about
life sort ce mois-ci! Et selon moi, c'est l'album qui à ce jour
porte le mieux le nom de leur label Audiotrauma. Pas dans sa violence
– peu sont encore traumatisés par cela – mais plutôt par son
audace et le choix de ses arrangements! L'incorporation d'Amnesy dans
la bande, tout d'abord en support pour la scène puis comme membre à
part entière, s'est révélée essentielle à mon sens: l'efficacité
des concerts s'en trouve maximisée, mais son énergie et son
implication – directe ou indirecte – ont grandement participé à
la richesse sonore et éclectique du nouveau crû de CHRYSALIDE (et
ne parlons pas de l'aspect visuel porté quasi entièrement par
lui!).
CE N'EST PAS LOST IN A LOST WORLD BIS! Voilà c'est dit et c'est tant
mieux. Encore une raison de pas attribuer de note lors d'une
chronique car Don't be scared... est différent. Pas meilleur
ni moins bon, juste différent comme on l'espérait pour être encore
plaqués au mur par ce groupe.
Plus hétérogène que son prédécesseur (ce qui veut aussi dire
plus varié), il est aussi plus agressif dans l'ensemble. Les effets
vocaux sont également beaucoup plus diversifiés, allant du "skinny
puppesque" au metal hardcore voire au deathmetal avec même plus
d'electro (ou « hellectro? »). Un peu comme s'ils avaient
brisé les dernières – rares – entraves vers une liberté totale
et une véritable rage contre la machine.
Ces observateurs d'un autre monde reviennent, et ils ne sont pas
contents que l'on n'ait pas écouté leurs avertissements du premier
opus. Désormais, ils gueulent vraiment!
L'album est en outre très personnel, avec de vrais bouts de tripes à
l'intérieur – raison des retards et d'un accouchement un peu
douloureux. C'est beau de constater dans beaucoup de morceaux la
résultante de 3 ans de rencontres, coups de coeur impropables et
expériences heureuses ou malheureuses. Si je vous dis que "Give
Me Something Stronger" est un mélange surprenant mais
incroyablement réussi de Bring Me The Horizon et Ambassador21? Non
non! Revenez! C'est ça le tour de force de l'album!
Au vu de cet exemple, vous comprendrez qu'il vous faudra vous
attendre à tout et peut-être vous préparer à plusieurs écoutes,
l'effet "choc" s'étant alors dissipé. CHRYSALIDE ne vous
mâche pas le travail, va forcer votre esprit et vouloir élargir au
maximum votre champ d'écoute. À vous de les laisser faire en
abaissant toutes vos barrières et idées reçues... ou pas...
Bon...on parle des morceaux?
Le morceau d'intro "Who's still alive", digne d'une entrée
scène pour les live, nous donne la mesure de leur colère des
prochains morceaux quant à l'apathie du monde face à ses grands
désastre humains. Si les 4 morceaux suivants pourraient laisser
croire à une suite logique de Lost in a lost world,
ce n'est qu'une illusion tant le ton et les lyrics ainsi que la
musique ont augmenté en hargne! De la déclaration de mise à mort
de l'économie boursière de "Traders must die", au très
libertairo-nietzschien "I do not divert eyes" – surtout
ce morceau! -, en passant par le constat désabusé de la jeunesse
actuelle de "cybernetic babies", le groupe a plus œuvré
comme une version machines du rock extrême (metal,trash, death –
dans les voix mais aussi via l'utilisation de double kicks et de sons
de guitares).
« Anger is a show » a été le premier extrait de l'album
et passe beaucoup mieux ici, dans la continuité de l'ensemble (le
premier single étant toujours la cible de toutes les attentes et
comparaisons). Le rythme qui semblait lent – peut-être un clin
d'oeil au désormais omniprésent dubstep – prend ici tous son
sens.
« Fucking Doubt » n'est pas qu'un morceau mais une putain
de chanson (serait-ce pour cela que les effets de voix se font plus
clairs?) très introspective – peut-être personnelle – sur une
fatigue de se battre que tous ceux ayant un idéal ont déjà connue.
Des rythmes lents, lourds et sales font quelques fois des liaisons
vers un dub renvoyant à Scorn (il aurait surement dit « plus
de basses » héhé) allié à un Broken Note « darkerstep ».
Beaucoup se demanderont que vient faire l'instrumental « Let
the bombs fall ». ils ont peut-être raison, mais force est de
constater que c'est un très bon pont entre le ton du morceau
précédent -et ...de la bombe qui suit.
Parlons donc de ce « Let's talk about this during diner »,
et puisqu'on entre dans la partie « nous faisons ce que nous
avons envie de faire et on s'approprie tout ce que l'on veut en le
mettant à notre sauce » voici du rap messieurs dames! Bien
sûr, vous doutez bien que ce « Chrysalo-Hip Hop » n'a
rien à voir avec du wesh wesh mais lorgne plutôt vers un
phrasé crossover, reminiscence de cette période des années 90, qui
ferait penser à des « screaming beastie boyz » période
« Check Your Head »-« Ill communication » en
version industrielle. Là aussi le thème vaut le coup de s'attarder
sur les propos, prenant comme alibi un simple événement de
convenances mais réfère surtout à la difficulté d'ouvrir les yeux
des gens normaux sur des problèmes évidents.
Changement d'ambiance, d'humeur, de ton pour ce « Lizzie and
the charming prince » construit comme si Marilyn Manson
chantait le morceau triste et désabusé d'un Tommy du 21ème siècle.
Déstabilisant...et émouvant.
Revenons dans une atmosphère plus « conventionnelle »
pour le groupe avec peut-être ce nouvel hymne pour les freaks, « Not
my world ». Sorte de guet-apens sonore, surtout juste après
« Lizzie », le violoncelle nous cache le « morceau
efficace ». Par cela je veux dire que « not my world »
est implacable (impossible de ne pas bouger dessus) mais, peut-être,
plus accessible que le reste. Les sons sont un peu plus electro, le
chant plus conventionnel dans sa structure (rassurez-vous ça gueule
toujours) avec même un backing vocal rappelant un skinny de « The
Greater Wrong of right ». Mais non, ce ne sera pas le track
dancefloor du CD puisque le très peu straight edge « give me
something stronger » - sûrement une ode à la vitamine C -
arrive ensuite!
Comme évoqué plus haut, CHRYSALIDE, en roue libre, se réapproprie
les codes du dancefloor dark en plaçant un morceau carrément
screamo style Bring Me The Horizon (écoutez « Diamonds aren't
Forever » véritable bande son de leur tournée 2009-2010) à
la sauce techno-hardcore de leurs amis Biélorusse d'Ambassador21. La
1ère minute d'écoute verra un « Putain qu'est ce que c'est
qu'ce truc! » sortir de nos bouches effarées. Il est vrai
qu'on a du mal à la première écoute, mais on se dira ensuite que
l'incursion de CHRYSALIDE sur le terrain des Hocico et compagnie
ravage encore tout dans ce genre et fait passer les groupes de ce
style pour des petits joueurs!
Ce sera le morceau que tout le monde dira dénigrer, mais dansera
frénétiquement lorsqu'il passera, héhé!
Après le noise de "Last Candle", vous aurez droit...à 4 secondes de blanc avec "Gemini"! Ne vous posez pas trop de questions, mais allez plutôt voir dans le livret (morceau téléchargeable avec un code).
Revenons sur terre avec le court et presque slam « They won't
get us », servant de mise en place, via cette proclamation
d'une violence contenue, à « 2010 », année du
commencement de la fin selon eux. Sorte de marche post-apocalyptique
qui serait scandée par une masse marchant sur les piliers et les
dirigeants de notre société, « 2010 » revient en zone
relativement connue pour les auditeurs.
La conclusion de l'album tout en noise très agressive - comme la
conclusion inévitable de tous ce qu'il ont pourtant chercher à
dénoncer - se termine, après une belle déclaration de haine, par
la seule issue possible.......BOOOOM....
Be scared a little bit anyway...
Suicyco
By Axesscode (fr)
http://www.axesscode.com/mindphaser/viewtopic.php?p=783554#783554
Je me suis tâté avant de chroniquer ce disque alors que je n'étais pas du tout fan du premier album trop fouillis et pathos à mon goût.
J'aurais bien eu tord de ne pas faire cette chronique, notamment au vu du fulgurant résultat niveau production de la nouvelle chrysalide qui se métamorphose devant nous en papillon à tête de mort du "Silence Des Agneaux".
Hannibal Lecter muni de son scalpel vous dissèque le cerveau sans anesthésie, le plaisir de voir nos neurones repluggés avec ceux d'un psychotique en proie à d'impressionnants flashes de LSD.
De l'acide coule dans les veines de ce disque, chaque track nous emporte de plus en plus loin dans l'univers malade des frères Arco & Syco soignés par le bon docteur Amnesy qui donne une brillance et une contondante sans précédent aux sons bruts & industriels produits par les deux frangins audiotraumatisés.
Le soin porté à la production de chaque titre, la beauté mélodique et la puissance du rendu sonore force le respect. Et même si 2 ou 3 titres plus down tempo souffrent d'un côté balade skinnypuppiesque un peu mièvre le reste de la tracklist replace le combo dans la cour des grands, OHGR et NUMB en tête.
Voix distorsionnées, breakbeats lourds, séquences hardcore, synthés orchestraux, et rage non contenue font de cet opus une des meilleures prods electro-industrielles que la scène dark française ai vu naître cette dernière décennie.
Des morceaux comme "fuckin doubt" ou "2010" résonnent encore dans nos têtes une fois le disque terminé. La bombe nucléaire de l'album, ici nommée "give me something stronger" ferait passer un set de Manu le Malin pour de la samba tellement le kick destroy tout sur son passage. Les nappes et les samples orchestraux wagneriens vous explosent le cortex jusqu'à la dilatation totale des pupilles.
Ce morceau est un tube d'une violence inouïe, un coup de matraque derrière la nuque, le résumé sans équivoque du rejet de tout formatage social et l'hymne d'une génération insatisfaite de la médiocrité qui nous étouffe à longueur de journée.
Rien que ce "give me something stronger" m'a convaincu que Chrysalide sont en train de devenir les nouveaux Punish Yourself du 21eme siècle, à la fois plus puissants et baroques que cinglants et torturés.
Délaissant toute connotation métal et rock à leurs ainés cyberpunks les beats hip hop et les basses dubstep martiales annoncent l'accouplement d'Alien et ..hulhu, le résultat de cette monstrueuse copulation est un papillon psychédélique, un sphynx aux ailes noires et à la tête de mort radioactive, un insecte qui rentre par votre bouche ouverte et qui dissémine toutes ses molécules psychotropes dans la plupart des cellules de votre corps.
Le disque que l'on attendait pour la décennie à venir, un nouveau mètre étalon avec lequel il va falloir compter pour continuer à sortir encore des albums estampillés "electro indus".
Pedro aka Havoc
By Metamorphosis (FR)
http://www.tribulations-metamorphosis.fr/article-chronique-chrysalide-don-t-be-scared-it-s-about-life-73451096.html
Voilà maintenant 3 bonnes semaines que j'ai reçu ce Don't be scared it's about life, la galette à été dégustée, digérée ( et croyez moi ce n'est pas une mince affaire ), tendez vos joues, la claque arrive !
Après le très inspiré et puissant Lost in a lost world, le trio Chrysalide nous pond aujourd'hui Don't be scared it's about
life, bel opus de 17 pistes quand même, arrivé à terme non sans difficultés...et oui 4 ans tout de même.
C'est tout plein d'appréhension que j'ai mit le scud sur la platine
la toute première fois.Une appréhension ayant pour unique coupable le
précédent album, si bien ficelé, si travaillé, façonné à
coup de rage, de beats puissants mais aussi de résignation.Cet album
a clairement été pour moi une claque dans la face, la claque qui
réveille.C'est la seule galette à ne pas avoir de place dans
ma CDthèque en fait puisqu'il m'arrive encore de le faire tourner
tout une journée non-stop, il est toujours de sortie, c'est vous dire à
quel point j'attendais le trio au tournant avec cette
nouvelle sortie.
Les mains moites et tremblantes...PLAY ! Petite intro et première piste, Traders Must Die, ceci couplé à ce que Chrysalide a laissé filtrer avant la sortie de l'album ( Anger is a show
+ le clip, le mix des pistes de l'album ) on sait d'entrée de jeu
qu'il ne faut pas attendre une seule minute de répit avec cet album, on
va en
prendre plein la face du début à la fin.
L'opus était annoncé comme plus tranchant et agressif que son
prédécesseur et la promesse est tenue.On est clairement prit à la gorge,
il est étouffant mais on en redemande, c'est à mon sens la
force de cet album.
Les pistes se font lourdes, oppressantes et pourtant presque douces à l'image de Let The Bombs fall et Lizzie And
The Charming Prince qui après s'être échappée de son " Toxicland ", vient se livrer sur une piste au vocal très déroutant sur un album de Chrysalide...mais qu'est ce que ça le fait !!! Ces pistes sont de réelles
bouffées d'oxygène sur cet album qui s'apparente à un " jeu du foulard auditif ".
Des surprises il y en a sur ce scud, que ça soit au niveaux des arrangements, des vocaux déroutants comme sur Let's Talk About This During Dinner ou
encore au niveau des différents styles abordés comme le coté métal de la piste I Do Not Diver Eyes.Mentions spéciale pour la production de l'album
qui fera taire tout ceux qui râlent encore sur le retard du bébé !
Les 17 pistes qui constituent cette petite perle transpirent de
rage, dégoulinent de fureur.Il n'y a pas d'issus possible, le trio vous
plaquent contre le mur et vous ouvrent les yeux en vous
empêchant bien évidement de les fermer pour vous mettre face aux
abberations de ce pauvre monde.Comme dit dans un précédent article " Don't be
scared, it's about life s'annonce comme un opus de
prise de conscience massive " et je n'ai vraiment pas raconter de
bourdes.Ca frappe, ça claque, ça bastonne sévèrement pendant
pas loin d'une heure.Si cette nouvelle expérience Audiotraumatisante
ne vous rend pas épileptique, croyez moi, vous en sortirez tout de même
salement amochés !
Le seul petit point qui me laisse un peu amer mais qui
n'engage que mes goûts personnels ( d'où le fait que je l'aborde en
dernier ), c'est le manque de piste à la " The Resigned " ou " The 4th World War
".Sur ce nouvel opus, les pistes " à grosses nappes musicales " m'ont
cruellement manqué, l'agressivité a clairement prit le pas sur le
côté résigné du premier album...mais comme on dit...les goûts et les
couleurs..!
En conclusion, puisqu'il en faut une, je ne peux que vous conseiller de vous proccurer ce Don't be scared it's about life, c'est du "
coup d'poing dans la gueule " en galette, tout y est, la musique, les paroles, l'intention...! Les frère Trauma et leur acolyte Amnesy
n'ont rien laissés au
hasard, tout a été prit en compte, finement travaillé et c'est ce
qui en fait je pense un album taillé pour le live.Pour en juger par
vous même, rien de plus simple, Chrysalide sera au Noxious Art
Festival V cette année, je vous en reparle très bientôt...
By MACHINIST (BIELORUSSIA)
Новый альбом французского дуэта CHRYSALIDE - ядреная экспериментальная
смесь из индастриэла, (nu) метала, классики, киберпанка, хардкора и
рэпа. "Don't Be Scared, It's About Life" сдерет с вас кожу, размолотит
кости и польет их серной кислотой, а потом цинично исполнит
проникновенный реквием за упокой души. Музыка группы энергична и опасна,
мощна и яростна, кровожадна и грациозна, взрывоопасна и резка.
Агрессивные и злые обработанные и чистые вокалы, немного вокодеров,
замогильные рыки и монструозные вопли придают остроты и без того жестким
и тяжелым композициям. Должен сказать, что качество саунда у альбома
CHRYSALIDE - отменное. Толстый слой нойзового жира и здоровое
кибер-индустриальное мясо, туго перетянутое гитарными жилами и питаемое
извне оркестровыми партитурами. Ритмы на альбоме варьируют от
дистортированного техно, искореженного индастриэла и скачущего во весь
опор хардкора до сурового хип-хопа, вязкого даба, металлической истерии и
эпической классики. Нередко почти все из данного списка можно встретить
в одном треке альбома! Гитарные рифы напоминают запилы и громыхания на
последнем альбоме UNIT: 187, но метал-влияния в случае CHRYSALIDE не
столь однородны и имеют хардкор/трэш-металлическое происхождение (я даже
в паре вещей вспомнил ранние записи METALLICA). Вокалы на альбоме люты,
злобны и интенсивны настолько, что многим дарк электро крикунам такое и
не снилось в самых кошмарных снах. Думаю, аналоги вокалам CHRYSALIDE
лучше искать на скандинавской металлической сцене. Изредка встречаемая
на альбоме рэп-читка похожа на ту, что использовали STROMKERN. Особое
вниание уделите на альбоме струнным, клавишным и шизоидным мелодиям.
Благодаря им песня "Cybernatic Babies" превратилась в маленький шедевр.
Композиция "Fucking Doubt" проводит вас в мрачные психокатакомбы, трек
"2010" прозвучит как мелодичный апокалиптический гимн, песня "Traders
Must Die" поднимет на ноги мертвого, а номер "Let's Talk about this
During Dinner" обложит таким зубодробительным и истошным рэпом, что мало
не покажется никому. Самые спокойные моменты на альбоме - атмосферные
инструментальные зарисовки "Let The Bomb Fall" и "Lovetape". Итак,
"Don't Be Scared, It's About Life" - бурный по накалу страстей,
технически офигенно исполненный, очень громкий и ультражесткий
кроссоверный альбом на стыке нескольких музыкальных экстремальных и
высоких стилей. Предупреждаю, что нормально воспринять музыку
французского проекта смогут очень не многие из вас. (Про насильственное
повторить я даже речь не веду.) После услышанного на альбоме и
пережитого в процессе его прослушивания я бы назвал CHRYSALIDE эдакими
ATARI TEENAGE RIOT XXI века (исключительно мое видение предмета).
Энергетику, подачу материала и смысловой посыл я нахожу у обеих групп
похожими, только французы рубятся гораздо изощреннее, техничнее и
красивее. Елки, даже эмо-причитаниям в их музыке группы нашлось место
("Lizzie and the Charming Prince"). Мне на альбоме понравились
композиции с первой по восьмую. Честно говоря, я бы ими и ограничился.
Остальной материал меня утомил и уже не показался таким интересным.
Однако у меня есть слух и еще хватает мозгов, чтобы понимать, что у
CHRYSALIDE очень крутая, самобытная и прогрессивная для своего времени
музыка. Нравится она или нет - это другое дело. P.S. В качестве теста на
альбомопроходимость можете послушать самый скоростной трек "Give me
Something Stronger" или пипец какой дурной и шумный "Rest in Silence my
Friend". Если осилите их, то от остального материала сможете получить
удовольствие (хе-хе).
[8 баллов]






agité