Photo de Mikael Kourto

Mikael Kourto

Infos générales

  • Genre : Autre

    Lieu DOM, FR

    Affichages : 2375

    Dernière connexion : 03/03/2008

    Membre depuis 17/06/2007

    Label Editions K'A

  • Bio

    .. .......... .......... Ceux qui ne connaissent pas le fonnkézèr et connaissent seulement l’homme doivent se dire « sa in gayar marmaye ». Ceux qui connaissent le fonnkézèr ne peuvent se limiter à cette formule d’usage tant la jeune œuvre de Mikael Kourto est diverse, prometteuse ainsi que riche et complexe. De son exil parisien, il aura puisé un retour sur cette terre là qui n’est pas la terre de là bas. Il s’agit déjà de lieux et d’habitations, tout se complexifie déjà. Et pourtant tout est si simple. Nana in pëi Nana domoun i viv dosi Lo bann moun i koz in lang Lo lang i apèl kréol larénion Lo pëi i apèl larénion Quand on a énoncé cela tout devient plus clair. Sur cette terre il y a des gens qui parlent une langue et certains la construisent tous les jours. Dans ces acteurs il y a des nouveaux poètes que la jeunesse contraint à être offensifs voir offenseurs. Mais n’est-ce pas le propre de la création que d’être sur cette tranche si fine qu’est la création et les questionnements qu’elle impose. Ces questionnement si douloureux qui sont bien sur moins rassurants que les certitudes. Sans faire cette mise au point il est difficile de comprendre le travail de Mikael Kourto. Le premier souci de Mikael Kourto est de regarder avec des yeux de voyants, son second soucis et d’écouter avec des oreilles d’aveugles. Et après intervient la phase de mise à plat de transformation en œuvre. Cette phase que je décris est bien sur purement intellectuelle puisque uniquement dans sa sensibilité et dans la transformation. Regardez ou écoutez un peu comment il parle de Salazie et de Karozin, moment important dans sa vie et dans sa création. Il transpire là tout à la fois une modernité dans l’écriture et une humanité dans le texte ; une réécriture de la vie derrière les sons qu’il nous donne. Il suffit alors d’écouter de s’éloigner du texte premier mais de s’attacher au rythme du fonnkèr et à sa diction pour le comprendre. Regardez et écoutez quand il parle des colons et des touristes, le parasite n’a pas le droit de citer au sens pas d’invitation à venir à visiter le pays, la cité. Par contre celui qui à envie de découvrir la culture et l’authenticité est le bienvenue et ça ce ne sont pas que des paroles. Il y a dans son écriture cette volonté de défendre une culture qui commence à s’écrire avec la violence qui s’impose quelque fois et une recherche multiple qui est rare chez les fonnkézèr réunionnais. Dans cette volonté de recherche il emprunte à ce jour le vecteur de la poésie visuelle et ce n’est bien sur pas pour me déplaire. Dans sa série de fonnkèr pou lo zié (poésie visuelle) qu’il intitule signal etnik, il analyse tout ce qui n’a pas encore été codifié en kréol larénion. Ainsi nombre de nos repères et habitudes peuvent être identifiés en kréol. Certains sont de vraies merveilles, le quotidien et l’histoire en retiendra sûrement quelques uns. Le fonnkézèr n’est pas là uniquement pour enrichir une esthétique exotique mais pour interroger la société dans laquelle il vit. Mikael Kourto le fait très bien. Sa in fonnkézèr la pa pèr fé koz langaz (c’est un poète qui n’a pas peur de faire parler la langue). André Robèr 15 juin 04
  • Membres

    Mikael ecrit ses textes et les dit. Il fait partie du groupe LAO avec lequel il les chante, et d'autres aussi, et joue de la guitare. ......
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    .... .. .. .. .. .. .. .. .. .......... ..........
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00:00 | 0 lecture(s) | 1 janv. 0001

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Commentaires

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  • Nico K

    salut je viens de voir la vidéo sur la scène slam au tampon et ça m'a fait bien plaisir de voir vos gueules et d'entendre vos mots doux-amers qui se cachent à l'eau (un peu facile j'avoue, mais il est tard là où je suis)
    peut-être à bientôt, et même à deux mains! (comme sur ta photo...)
    tchô

    Il y a 4 an(s)
  • Il y a 4 an(s)
  • Luciole

    Le premier mot...Contente de te retrouver ici !

    Bonne route...

    Il y a 4 an(s)

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Ceux qui ne connaissent pas le fonnkézèr et connaissent seulement l’homme doivent se dire « sa in gayar marmaye ». Ceux qui connaissent le fonnkézèr ne peuvent se limiter à cette formule d’usage tant la jeune œuvre de Mikael Kourto est diverse, prometteuse ainsi que riche et complexe. De son exil parisien, il aura puisé un retour sur cette terre là qui n’est pas la terre de là bas. Il s’agit déjà de lieux et d’habitations, tout se complexifie déjà. Et pourtant tout est si simple. Nana in pëi Nana domoun i viv dosi Lo bann moun i koz in lang Lo lang i apèl kréol larénion Lo pëi i apèl larénion Quand on a énoncé cela tout devient plus clair. Sur cette terre il y a des gens qui parlent une langue et certains la construisent tous les jours. Dans ces acteurs il y a des nouveaux poètes que la jeunesse contraint à être offensifs voir offenseurs. Mais n’est-ce pas le propre de la création que d’être sur cette tranche si fine qu’est la création et les questionnements qu’elle impose. Ces questionnement si douloureux qui sont bien sur moins rassurants que les certitudes. Sans faire cette mise au point il est difficile de comprendre le travail de Mikael Kourto. Le premier souci de Mikael Kourto est de regarder avec des yeux de voyants, son second soucis et d’écouter avec des oreilles d’aveugles. Et après intervient la phase de mise à plat de transformation en œuvre. Cette phase que je décris est bien sur purement intellectuelle puisque uniquement dans sa sensibilité et dans la transformation. Regardez ou écoutez un peu comment il parle de Salazie et de Karozin, moment important dans sa vie et dans sa création. Il transpire là tout à la fois une modernité dans l’écriture et une humanité dans le texte ; une réécriture de la vie derrière les sons qu’il nous donne. Il suffit alors d’écouter de s’éloigner du texte premier mais de s’attacher au rythme du fonnkèr et à sa diction pour le comprendre. Regardez et écoutez quand il parle des colons et des touristes, le parasite n’a pas le droit de citer au sens pas d’invitation à venir à visiter le pays, la cité. Par contre celui qui à envie de découvrir la culture et l’authenticité est le bienvenue et ça ce ne sont pas que des paroles. Il y a dans son écriture cette volonté de défendre une culture qui commence à s’écrire avec la violence qui s’impose quelque fois et une recherche multiple qui est rare chez les fonnkézèr réunionnais. Dans cette volonté de recherche il emprunte à ce jour le vecteur de la poésie visuelle et ce n’est bien sur pas pour me déplaire. Dans sa série de fonnkèr pou lo zié (poésie visuelle) qu’il intitule signal etnik, il analyse tout ce qui n’a pas encore été codifié en kréol larénion. Ainsi nombre de nos repères et habitudes peuvent être identifiés en kréol. Certains sont de vraies merveilles, le quotidien et l’histoire en retiendra sûrement quelques uns. Le fonnkézèr n’est pas là uniquement pour enrichir une esthétique exotique mais pour interroger la société dans laquelle il vit. Mikael Kourto le fait très bien. Sa in fonnkézèr la pa pèr fé koz langaz (c’est un poète qui n’a pas peur de faire parler la langue). André Robèr 15 juin 04

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June 17, 2007

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Mikael ecrit ses textes et les dit. Il fait partie du groupe LAO avec lequel il les chante, et d'autres aussi, et joue de la guitare. Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

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Editions K'A

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