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MAREVA GALANTER's Blog

  • Fat Lolita / Jerome Attal / Revue Bordel

    Fat Lolita. (texte paru dans la revue Bordel les imposteurs en mars 2009)

    .. ..

    Fat Lolita. Ma lumière pâlotte, ma baleine à flots. Elle était fat le matin, fat le midi, fat au goûter, et fat le soir. Dans ce monde fat, ma folie, mon olive alitée, mon amoralolitée. Impossible à transporter dans de grandes limousines, comme l’amour est difficile à vivre dans un deux-pièces cuisines. Ô ma lo, ma lotte. De quelques kilolita de trop.....

    Lolita plus tas que lolly, ma gourmandise, infinie comme l’amour fou. Mon Othello lita, mon tatou qui déborde, qui m’envoie dans les cordes, mon catcheur in the rye, mon chapon et ma caille, sans doute ma plus gosse bourde, et mon artillerie lourde.....

    Un mètre quarante huit en chaussettes pour deux fois plus en poids, debout sur un seul pied, prête à dégringoler, mon Rubens adhésive, peut pas être évasive, me coûte cher en lessive. La chair est forte, hélas (tique) ! et j'ai vu toutes ses livres !

    Pas assez de mes bras pour la prendre dans mes bras, et moi qui suis jaloux, je ne saurai me servir d’un autre pour en venir à bout. Fuir sur les routes est la seule solution, du moment que de frozen yoghourt on a fait provision.....

    Ô ma fat lolita, toi ma fatalité, rien ne nous arrêtera, tout me fait trébucher. Et là sur le bûcher de leur moralité, je cramerai devant toi. Où s’en vont nos péchés ? C’est une question de poids, ma fat lolita.....

    Tu passes à table et moi je passe à l’inévitable. Encore des raviololita ? J’aime pour deux et tu  manges comme quatre. Je n’ai plus le cœur léger depuis que tu es là. Oui, j’ai le cœur vaincu, et avec toi j’ai trop. J’ai trop mal où ? Non, j’ai trop ma Lo.....

    Lolita, dans ce bas monde inique, couché comme un ballot, j’ai tiré le gros lot, avec toi Lolita, c’est l’amour idyllique, pour une liaison durable il y a toujours du rab ; ton trait de caractère à toi : c’est l’italique.....

    Oh les beaux méfaits de ma fat lolita quand elle se penche sur moi et manque de m’écraser. M’écraser de ses pattes qui ne sont pas de mouche, c’est le moins qu’on puisse dire, et pas d’envie pressante qu’on ne puisse retenir, Lolita est sur moi, et je regrette déjà saisissant la gamine, de n’être pas des plus assidus pour la gym.....

    Lolita est sur moi, je pèse mes morsures, et tout le reste est littérature.

     

      Jérôme Attal.

  • Bio...

                                                                                                                        Bio Mareva.
     
     
     
    « Happy Fiu » est le deuxième disque de Mareva Galanter. Après Ukuyéyé (sorti en 2006), déclaration passionnée aux sixties, album de covers de pop songs à la française qui l’aura menée pour une série de concerts en Russie, au Canada et au Japon. Cette première expérience lui donne envie d’apprendre le piano et la guitare pour s’accompagner sur scène, ainsi que d’envisager pour son deuxième album un univers tout aussi détonnant, mais dans une direction plus actuelle et personnelle.
     
    Happy Fiu sera le disque du désir et des rendez-vous. D’emblée la démarche d’Happy Fiu est originale. Virage intime, retour à soi. Mareva souhaite un disque qui, à l’inverse du précédent, prend ce qu’elle est pour point de départ. Ainsi, la nuit, elle surfe sur Internet, écoute et contacte les artistes avec lesquels elle se trouve des affinités électriques directement via Myspace (c’est le cas de Mickaël Furnon de Mickey 3D qui lui écrit le titre : C’est demain ), assiste à de nombreux concerts, sollicite Rufus Wainwright (la chanson Serge et Jane)  dont elle admire la voix et les choix artistiques, travaille avec Silvain Vanot, écrit un texte avec Jérôme Attal (Un jour je basculerai), Bertrand Louis lui envoie une chanson, et un soir, à Paris, elle craque totalement sur le jeu à la fois référencé et décomplexé de jeunes rockers anglais : les Little Barrie.
    Ainsi née l’idée de ce disque : Des chansons, pour la plupart composées et écrites par des français, et jouées par des anglais.
    Entre leurs projets d’album perso et avant d’enregistrer celui de Paul Weller, les Little Barrie menés par le charismatique Barrie Cadogan se jettent dans l’aventure. Cap vers l’Angleterre !
     
    Un groupe anglais, Little Barrie. Imaginez maintenant que, pour enregistrer une douzaine de chansons, on enferme dans un studio anglais une égérie volontaire et de jeunes rockers aux têtes d’anges fous furieux de musique. Bonne humeur communicative, mélancolie aérienne, bataille de polochons où la voix de Mareva et les instruments débridés des Little Barrie remplacent avantageusement les oreillers déplumés et duveteux. « Comme ils ne comprenaient pas le français, je leur racontais avec mes mots l’histoire et l’esprit des chansons, ça les intéressait beaucoup, il les réinterprétait à leur façon, de manière immédiate et géniale. » explique Mareva. Au final, la voix de Mareva, agile à déborder de lumière ou à se briser subtilement, une voix qui gagne en douceur uniquement pour aller se poser au bord du gouffre (comme sur Miss you), est magnifiquement servie par les guitares tranchantes, les pianos brindilles, ou l’énergie explosive, épilep-ctrique, des Little Barrie. Au gang ainsi constitué, s’ajoute Martin Duffy, le clavier de Primal Scream, qui éclaire les titres de son jeu envoûtant et racé.
    Durant ces sessions anglaises, le groupe composera spécialement pour Mareva une chanson qui figure sur le disque : Rendez-vous.
     
    Mareva retrouve ses « ils ». La production du disque est assurée par Jacques Ehrhart (B.B. brunes, Camille…) complice du premier disque et chef d’orchestre de ses concerts. Aussi raffiné qu’incisif, le Producer à la française arbitre avec talent le chahut espiègle des jeunes anglais ; il signera également quelques musiques sur le disque (Miss you, Le désir, Sunny side up…). Pour les photos, elle s’adresse à Paolo Roversi dont elle admire le travail, et proposera à Samuel Benchetrit de réaliser son clip après avoir vu son dernier long-métrage. Au final, pour le choix des intervenants de ce disque, Mareva avoue s’être tournée vers des artistes dont le point commun est de sublimer les femmes à travers leur travail ; une vision des êtres et du monde qui puise son élan créatif dans le désir, et sa lucidité dans la passion.
     
    Un voyage en soi. Happy Fiu est le disque du retour à soi. Mareva y dévoile ses admirations (La sœur de Paul, Serge et Jane), nomme ses désirs, renverse ses vertiges : (Un jour je basculerai, Le désir.) I’m your victim, I’m on your side, chante-t-elle dans Rendez-vous. Thèmes personnels puisqu’elle est à l’origine de nombreux textes, aidée par les mots de Jean-Charles de Castelbajac qui cerne ses envies pour mieux les libérer. Son écriture moderne et poétique donne des associations d’idées, des images fortes, des récits surprenants. Ainsi les voix de Rufus Wainwright et Mareva suivent les pas de Serge et Jane pour une ballade énigmatique dans un Paris magnifié par les cordes et les chœurs du chanteur américain ; puis dans La sœur de Paul,  elle nous trace un portait, plus vivant que sculpture, d’une Camille Claudel les mains pleines d’argile, prisonnière éperdue de ses passions. Chaque chanson réserve des surprises dans sa narration, petits récits de douleurs ou de joies subites, de la détresse de sa meilleure amie dans la chanson Adorexique comme protégée par la Stratocaster de Barrie Cadogan, jusqu’au collage surréaliste d’un Paradis, dans lequel Mareva voudrait « croiser Arthur Rimbaud, revoir mamie et son whisky ».
     
    Le titre de l’album : Happy Fiu exprime ce goût du « paradis paradoxe », du chemin ténu entre la légèreté et la gravité qu’on retrouve dans la diversité des thèmes abordés et le traitement des chansons. Outre le jeu de mots, Fiu signifie en tahitien : Mélancolie, lassitude, et s’oppose ou complète merveilleusement le Happy anglais. Ainsi, sur le disque, l’envoûtant et intimiste Miss you voisine avec la désinvolture solaire de Sunny side up.
    Mareva Galanter signe un disque grave et léger, celui de la profondeur et de l’émoi, de l’arc en ciel au bord de l’abîme, de la ballade la plus âpre au rock le plus collégien, le disque du risque et de la désinvolture enfin réconciliés avec le bonheur.
     
     
     Jerome Attal
     
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