Photo of Léo Ferré

Léo Ferré

Comments

Post a comment...
10 of 5320More

Interests

  • General

  • Music

    [ Avec le temps ]



    [ Chanson d'automne ]



    [ Les poètes de sept ans ]



    [ Les poètes ]



    [ Pauvre rutebeuf ]



    [ Invitation au voyage ]



    [ Chanson du scaphandrier ]



    [ Les vieux copains ]



    [ Les étrangers ]



    [ La vie d'artiste ]



    [ Avec le temps ]

  • Books

    [ La vie d'artiste ]

    Je t'ai rencontrée par hasard,
    Ici, ailleurs ou autre part,
    Il se peut que tu t'en souviennes.
    Sans se connaître on s'est aimés,
    Et même si ce n'est pas vrai,
    Il faut croire à l'histoire ancienne.
    Je t'ai donné ce que j'avais
    De quoi chanter, de quoi rêver.
    Et tu croyais en ma bohème,
    Mais si tu pensais à vingt ans
    Qu'on peut vivre de l'air du temps,
    Ton point de vue n'est plus le même.

    Cette fameuse fin du mois
    Qui depuis qu'on est toi et moi,
    Nous revient sept fois par semaine
    Et nos soirées sans cinéma,
    Et mon succès qui ne vient pas,
    Et notre pitance incertaine.
    Tu vois je n'ai rien oublié
    Dans ce bilan triste à pleurer
    Qui constate notre faillite.
    " Il te reste encore de beaux jours
    Profites-en mon pauvre amour,
    Les belles années passent vite."

    Et maintenant tu vas partir,
    Tous les deux nous allons vieillir
    Chacun pour soi, comme c'est triste.
    Tu peux remporter le phono,
    Moi je conserve le piano,
    Je continue ma vie d'artiste.
    Plus tard sans trop savoir pourquoi
    Un étranger, un maladroit,
    Lisant mon nom sur une affiche
    Te parlera de mes succès,
    Mais un peu triste toi qui sais
    " Tu lui diras que je m'en fiche...
    que je m'en fiche..."


    [ Les anarchistes ]

    Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart Espagnols allez savoir pourquoi
    Faut croire qu'en Espagne on ne les comprend pas
    Les anarchistes

    Ils ont tout ramassé
    Des beignes et des pavés
    Ils ont gueulé si fort
    Qu'ils peuv'nt gueuler encore
    Ils ont le c..ur devant
    Et leurs rêves au mitan
    Et puis l'âme toute rongée
    Par des foutues idées

    Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
    Qu'on ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
    Les anarchistes

    Ils sont morts cent dix fois
    Pour que dalle et pour quoi ?
    Avec l'amour au poing
    Sur la table ou sur rien
    Avec l'air entêté
    Qui fait le sang versé
    Ils ont frappé si fort
    Qu'ils peuvent frapper encor

    Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    Et s'il faut commencer par les coups d'pied au cul
    Faudrait pas oublier qu'ça descend dans la rue
    Les anarchistes

    Ils ont un drapeau noir
    En berne sur l'Espoir
    Et la mélancolie
    Pour traîner dans la vie
    Des couteaux pour trancher
    Le pain de l'Amitié
    Et des armes rouillées
    Pour ne pas oublier

    Qu'y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    Et qu'ils se tiennent bien le bras dessus bras dessous
    Joyeux, et c'est pour ça qu'ils sont toujours debout
    Les anarchistes


    [ Avec le temps ]

    Avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    on oublie le visage et l'on oublie la voix
    le c..ur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
    chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

    avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
    l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
    entre les mots, entre les lignes et sous le fard
    d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
    avec le temps tout s'évanouit

    avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
    à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
    le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

    avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
    l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
    pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
    devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
    avec le temps, va, tout va bien

    avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    on oublie les passions et l'on oublie les voix
    qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
    ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

    avec le temps...
    avec le temps, va, tout s'en va
    et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
    et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
    et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
    et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
    avec le temps on n'aime plus


    [ Paname ]

    Paname
    On t'a chanté sur tous les tons
    Y a plein d'parol's dans tes chansons
    Qui parl'nt de qui de quoi d'quoi donc
    Paname
    Moi c'est tes yeux moi c'est ta peau
    Que je veux baiser comme il faut
    Comm' sav'nt baiser les gigolos

    Paname
    Rang' tes marlous rang' tes bistrots
    Rang' tes pépées rang' tes ballots
    Rang' tes poulets rang' tes autos
    Paname
    Et viens m'aimer comme autrefois
    La nuit surtout quand toi et moi
    On marchait vers on n'savait quoi

    Paname
    Y a des noms d'rues que l'on oublie
    C'est dans ces rues qu'après minuit
    Tu m'faisais voir ton p'tit Paris
    Paname
    Quand tu chialais dans tes klaxons
    Perdue là-bas parmi les homm's
    Tu v'nais vers moi comme un' vraie môm'

    Paname
    Ce soir j'ai envie de danser
    De danser avec tes pavés
    Que l'monde regarde avec ses pieds
    Paname
    T'es bell' tu sais sous tes lampions
    Des fois quand tu pars en saison
    Dans les bras d'un accordéon

    Paname
    Quand tu t'habill's avec du bleu
    Ça fais sortir les amoureux
    Qui dis'nt "à Paris tous les deux"
    Paname
    Quand tu t'habill's avec du gris
    Les couturiers n'ont qu'un souci
    C'est d'fout' en gris tout's les souris

    Paname
    Quand tu t'ennuies tu fais les quais
    Tu fais la Seine et les noyés
    Ça fait prend' l'air et ça distrait
    Paname
    C'est fou c'que tu peux fair' causer
    Mais les gens sav'nt pas qui tu es
    Ils viv'nt chez toi mais t'voient jamais

    Paname
    L'soleil a mis son pyjama
    Toi tu t'allum's et dans tes bas
    Y a m'sieur Haussmann qui t'fait du plat
    Paname
    Monte avec moi combien veux-tu
    Y a deux mille ans qu't'es dans la rue
    Des fois que j'te r'fasse un' vertu

    Paname
    Si tu souriais j'aurais ton charme
    Si tu pleurais j'aurais tes larmes
    Si on t'frappait j'prendrais les armes
    Paname
    Tu n'es pas pour moi qu'un frisson
    Qu'une idée qu'un' fille à chansons
    Et c'est pour ça que j'crie ton nom
    Paname, Paname, Paname, Paname...


    [ L'homme ]

    Veste à carreaux ou bien smoking
    Un portefeuille dans la tête
    Chemise en soie pour les meetings
    Déjà voûté par les courbettes
    La pag' des sports pour les poumons
    Les faits divers que l'on mâchonne
    Le poker d'as pour l'émotion
    Le jeu de dame avec la bonne
    C'est l'homme

    Le poil sérieux l'âge de raison
    Le c..ur mangé par la cervelle
    Du talent pour les additions
    L'..il agrippé sur les pucelles
    La chasse à courre chez Bertrand
    Le dada au Bois de Boulogne
    Deux ou trois coups pour le faisan
    Et le reste pour l'amazone
    C'est l'homme

    Les cinq à sept " pas vu pas pris "
    La romance qui tourne à vide
    Le sens du devoir accompli
    Et le c..ur en celluloïde
    Les alcôves de chez Barbès
    Aux secrets de Polichinelle
    L'amour qu'on prend comme un express
    Alors qu'ell' veut fair' la vaisselle
    C'est l'homme

    Le héros qui part le matin
    A l'autobus de l'aventure
    Et qui revient après l'turbin
    Avec de vagues courbatures
    La triste cloche de l'ennui
    Qui sonne comme un téléphone
    Le chien qu'on prend comme un ami
    Quand il ne reste plus personne
    C'est l'homme

    Les tempes grises vers la fin
    Les souvenirs qu'on raccommode
    Avec de vieux bouts de satin
    Et des photos sur la commode
    Les mots d'amour rafistolés
    La main chercheuse qui voyage
    Pour descendre au prochain arrêt
    Le jardinier d'la fleur de l'âge
    C'est l'homme

    Le va-t-en-guerre, y faut y aller
    Qui bouff' de la géographie
    Avec des cocarde(s) en papier
    Et des tonnes de mélancolie
    Du goût pour la démocratie
    Du sentiment à la pochette
    Le complexe de panoplie
    Que l'on guérit à la buvette
    C'est l'homme

    L'inconnu qui salue bien bas
    Les lents et douloureux cortèges
    Et qui ne se rappelle pas
    Qu'il a soixante-quinze berges
    L'individu morne et glacé
    Qui gît bien loin des mandolines
    Et qui se dépêche à bouffer
    Les pissenlits par la racine
    C'est l'homme


    [ L'affiche rouge ]

    Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
    Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
    Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
    Vous vous étiez servis simplement de vos armes
    La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

    Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
    Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
    L'affiche qui semblait une tache de sang
    Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
    Y cherchait un effet de peur sur les passants

    Nul ne semblait vous voir Français de préférence
    Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
    Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
    Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
    Et les mornes matins en étaient différents

    Tout avait la couleur uniforme du givre
    A la fin février pour vos derniers moments
    Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
    Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
    Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

    Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
    Adieu la vie adieu la lumière et le vent
    Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
    Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
    Quand tout sera fini plus tard en Erivan

    Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
    Que la nature est belle et que le cœur me fend
    La justice viendra sur nos pas triomphants
    Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
    Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

    Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
    Vingt et trois qui donnaient le cœur avant le temps
    Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
    Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
    Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant


    [ C'est extra ]

    Une robe de cuir comme un fuseau
    Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
    Et dedans comme un matelot
    Une fille qui tangue un air anglais
    C'est extra
    Un moody blues qui chante la nuit
    Comme un satin de blanc d'marié
    Et dans le port de cette nuit
    Une fille qui tangue et vient mouiller

    C'est extra c'est extra
    C'est extra c'est extra

    Des cheveux qui tombent comme le soir
    Et d'la musique en bas des reins
    Ce jazz qui d'jazze dans le noir
    Et ce mal qui nous fait du bien
    C'est extra
    Ces mains qui jouent de l'arc-en-ciel
    Sur la guitare de la vie
    Et puis ces cris qui montent au ciel
    Comme une cigarette qui brille

    C'est extra c'est extra
    C'est extra c'est extra

    Ces bas qui tiennent hauts perchés
    Comme les cordes d'un violon
    Et cette chair que vient troubler
    L'archet qui coule ma chanson
    C'est extra
    Et sous le voile à peine clos
    Cette touffe de noir jésus
    Qui ruisselle dans son berceau
    Comme un nageur qu'on attend plus

    C'est extra c'est extra
    C'est extra c'est extra

    Une robe de cuir comme un oubli
    Qu'aurait du chien sans l'faire exprès
    Et dedans comme un matin gris
    Une fille qui tangue et qui se tait
    C'est extra
    Les moody blues qui s'en balancent
    Cet ampli qui n'veut plus rien dire
    Et dans la musique du silence
    Une fille qui tangue et vient mourir

    C'est extra
    C'est extra
    C'est extra
    C'est extra


    [ Pépée ]

    T'avais les mains comm' des raquettes
    Pépée
    Et quand j'te f'sais les ongles
    J'voyais des fleurs dans ta barbiche
    T'avais les oreill's de Gainsbourg
    Mais toi t'avais pas besoin d'scotch
    Pour les r'plier la nuit
    Tandis que lui... ben oui !
    Pépée

    T'avais les yeux comm' des lucarnes
    Pépée
    Comme on en voit dans l'port d'Anvers
    Quand les matins ont l'âme verte
    Et qu'il leur faut des yeux d'rechange
    Pour regarder la nuit des autres
    Comme on r'gardait un chimpanzé
    Chez les Ferré
    Pépée

    T'avais le c..ur comme un tambour
    Pépée
    De ceux qu'on voil' le vendredi saint
    Vers les trois heures après midi
    Pour regarder Jésus-machin
    Souffler sur ses trent'-trois bougies
    Tandis que toi t'en avais qu'huit
    Le sept avril
    De soixante-huit
    Pépée

    J'voudrais avoir les mains d'la mort
    Pépée
    Et puis les yeux et puis le c..ur
    Et m'en venir coucher chez toi
    Ça chang'rait rien à mon décor
    On couch' toujours avec des morts
    On couch' toujours avec des morts
    On couch' toujours avec des morts
    Pépée

Blurbs

About me:

..
..

Who I'd like to meet:

Details

  • Status: Divorced
  • Hometown: 東京
  • Orientation: Straight
  • Zodiac Sign: Virgo
  • Education: College graduate
  • Occupation: Pianist, Composer

Login

Forgot password?

Need an account? Sign up