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Blog de UnAngePasse

  • Interview + exclusivité

    Chers amis

    La première interview vidéo d'UnAngePasse, réalisée par Aude de From Paris, est en ligne à cette adresse :

    http://www.dailymotion.com/video/xdx0f6_un-ange-passe_music

    Vous y retrouverez Fik et Alex sur les bords de la Seine. Après avoir répondu à quelques questions, ils vous interprèteront un extrait d'un des morceaux qu'UnAngePasse est en train de préparer pour la rentrée, et ce en exclusivité totale (tellement que Fik en a découvert les paroles en la jouant...)


    Merci à From Paris.

    A bientôt

    UnAngePasse
  • Tournée Bretagne Aout 2009

    Cet été, pendant que, transformés en crêpes pour quelques semaines, vous bronziez mollement sur le sable tiède d'une plage (plus ou moins) déserte, Un Ange Passe a continué à bosser. Entassés dans un camion transformé par Marco en un magnifique tour-bus, nos quatre larrons se sont offert UNE TOURNÉE MONDIALE SUR LES CÔTES DE VENDÉE ET DE BRETAGNE !!! (Oui, bon, c'est quand même pas la peine de hurler comme ça... Restons calmes.) Un seul but : parcourir la côte, en s'arrêtant chaque soir à un endroit différent, et investir les bars, les rues, les plages (en gros, tout ce qui peut s'investir).

    2 août
    Retrouvailles : Alexis arrive en train aux Sables d'Olonne, où il retrouve Marco, Fik et Guillaume, arrivés en camion. La fine équipe se pose en bord de mer, et profite de la fraicheur du soir pour, un verre de Champagne à la main et le sourire aux lèvres, commencer à travailler un set acoustique. En effet, seul un concert électrique est prévu, le lendemain, dans un camping des Sables ; tous les autres se feront en acoustique. Quand les bouteilles sont vides, on se couche, à quatre dans le camion, pour la première d'une série de douze nuits.

    3 août
    Au matin, on profite de la vue et de la joie de se retrouver, puis on roule vers le camping. Accueil sympathique, et après-midi au bord de la piscine à siroter du picon-bière à l'œil. La vie en tournée, c'est le pied ! L'occasion aussi de croiser des confrères : un homme au cheveu blanc et à l'œil pétillant, accompagné de sa fille ; ils tournent tout l'été, de camping en camping, sur un étrange véhicule, mi-voiture, mi-salle de concert. On se partage un blues, et on les regarde faire leur tour du camping, avant d'installer notre matériel et de faire quelques balances. On branche le camion au secteur pour pouvoir charger nos portables et la batterie de l'appareil photo de Fik. Le concert se passe bien, la salle est peu pleine, mais attentive ; une famille venue du Cantal, avec le petit dernier dans sa poussette, vient nous féliciter. Enfin, la soirée se finie en terrasse, avec nos guitares acoustiques, en discussion, musique et boisson avec quatre jeunes du camping.

    4, 5 et 6 août
    Les trois jours qui suivent sont plutôt des vacances pour Un Ange Passe. Sur une plage de Saint-Hilaire, ou dans une forêt de Noirmoutier, Marco se coupe de son boulot parisien, Fik et Guillaume récupèrent d'un concert donné la veille du départ à un mariage, et Alexis fait la cuisine. On peaufine le set acoustique : Marco prend en main son djembé, se scotche au pied deux petits œufs-maracas et apprend à gérer son nouvel instrument, pendant que Fik se fait les doigts sur les cordes raides de la Washburn. Le tout sous le feu roulant et croisé de vannes plus ou moins réussies de Guillaume et Alexis. L'occasion de réadapter notre répertoire et d'arranger nos morceaux ; l'occasion aussi de travailler un nouveau morceau à la sonorité celtique : «Quand Dublin chantait encore», hymne à l'Irlande, et surtout une bonne occasion de «cracher sur l'Angleterre» (ça ne se refuse pas).

    7 août
    Tout ça nous mène au Pouliguen, où un ami nous conseille d'offrir nos services au «Petit Verre». Nous y sommes à l'heure de l'apéro : pendant qu'en terrasse on se désaltère, dans la rue on s'assèche la gorge en chantant à pleins poumons «Ami, lève ton verre !!!» Après une heure de jeu, on nous signale que le patron d'un bar voisin nous demande d'aller jouer chez lui... On prend les guitares, l'ampli, on vide le verre offert par la maison, on discute avec quelques clients qui trouvent que «ça ressemble à la Rue Ketanou, votre truc» (la référence est d'ailleurs appréciée différemment par chacun des membres du groupe, mais finalement tout le monde se met d'accord sur l'enthousiasme de l'individu, et décide de le prendre pour un compliment), et on y va. Et on rejoue les mêmes, en essayant d'avoir l'air de les jouer pour la première fois ; le métier rentre doucement.

    8 août
    Le lendemain, on se contente pour tout trajet de la traversée du fleuve séparant le Pouliguen de la Baule. En effet, on nous a réservé la soirée «Chez Jeannot», petit bar ayant vu passer de nombreux musiciens. Un patron en or, un public peu nombreux mais attentif et séduit nous accueillent.

    9 août
    Direction Lorient pour la dernière journée du festival Interceltique. Sans Fik, qui a demandé quelques jours de vacances loin de la foule Lorientaise, nous découvrons l'univers musicale celte à tous les coins de rues : binious, banjos, violons, cornemuses, rivalisent de décibels à l'ombre des tentes qui reçoivent ces artistes venues du monde entier. Sur le port, nous jouons pour les passants, les artisans, avant d'être réclamés par une brasserie pour y débuter la soirée. Nous finirons ivres au concert des stars locales, les vieux Djiboudjep !

    10 août
    Une fois remis de cette rude soirée, nous partons vers Quiberon, où nous jouons, à trois, en bas des escaliers menant à la plage à 18 heures lorsque les familles et les badauds reviennent d'une journée bronzette. L'acoustique parfaite et la disposition du lieu en forme d'amphithéâtre nous vaudront un public d'environ cinquante personnes, qui ne décrochera pas pendant les 45 minutes du set.

    11 août
    Puis l'on récupère Fik sur la route du retour à la Baule, où l'on décide de jouer plus pour gagner plus. En effet, nous ne nous séparons plus d'un petit récipient qui,déposé quelques pas devant nous, se trouve à chaque fois mystérieusement rempli de menue monnaie, qu'on investi chaque soir dans les bières nécessaires à l'apaisement de la soif de chacun. Nous retrouvons le «Petit Verre» avec joie.

    12 août
    Le lendemain matin, nous parcourons les rues, nous installant ici pour deux chansons, là pour vingt minutes, selon les réactions des passants et les conditions acoustiques. Nous interrompons un set sur le marché : il faut une autorisation, que nous demandons pour le lendemain. Et nous repartons dans les rues, jusqu'au déjeuner. Dans l'ensemble, ça se passe bien, les gens regardent, intrigués, certains s'arrêtent, le temps d'une ou deux chanson. Notre verre devant nous, pour une fois, se rempli ; nous remercions entre deux «Montparnasse un dimanche soir !» ; des sourires, surtout, beaucoup de sourires. C'est les vacances, les gens aiment à être surpris, dérangés dans leur train-train. Nous en profitons, nous aussi aimons les surprendre. Les œillades en coin des jeunes filles, ceux envieux des garçons, les sourires nostalgiques des plus vieux... Nous observons tout cela en jouant, n'en perdant rien, et goutant chaque instant de ce bonheur d'être sur la route ensemble, et de faire front face à un public d'inconnus. Après-midi glandouille : lecture pour certains, plage pour d'autre, sieste, apéro, musique... On récupère des deux heures de jeu du matin (c'est fatigant, la musique, l'air de rien). Et on repart, toujours pour l'apéro, jouer devant un bar du centre. Pour finir, nous arrosons nos succès autour d'une bonne entrecôte dans un restaurant sur la plage, avec quelques amis, et rentrons nous coucher, par vagues successives et titubantes.

    13 aout
    Lever difficile, les yeux à côté de leurs pompes, la tête à l'envers. On se prend à regretter la soirée de la veille ; mais la place sur le marché est réservée, il faut y aller. On plie un set, difficilement, nos abus de la veille engourdissent les doigts et brouillent les voix... Dans le brouillard, des sourires percent, et l'intérêt des gens autour de nous reste palpable ; même en étant médiocres, on attire du monde, c'est rassurant. Et d'un pas lourd, l'un, rentré plus tard la veille, retourne finir sa nuit dans notre cher camion ; les autres, d'un pas à peine plus léger, cherchent où déjeuner et profitent du soleil. Le soir, c'est chez des particuliers qui nous jouons : ils nous ont vu la veille, et nous ont proposé d'animer un apéro-dinatoire qui réuni leurs amis chez eux. L'occasion de finir cette tournée un verre de champagne à la main.

    14 août
    Petit-déjeuner chez nos hôtes de la veille, devant la maison desquels nous avions garé le camion en arrivant. Puis nous partons pour la Normandie, où nous devons conclure la tournée par un concert à la fête de l'entrecôte. Hélas, devant l'enthousiasme, diminuant chaque jour, de la mairie, nous annulons le concert, déçus de finir ainsi sur un échec.


    Mais baste ! ce fut tout de même une belle aventure. Pas simple tous les jours : nous y avons retrouvé le prix de l'électricité, en voyant nos batteries de portables se vider entre deux occasions de brancher le camion, retrouvé aussi le prix d'une douche chaude, d'autant meilleures qu'elles furent rares ; nous avons aussi eu à faire face aux inévitables tensions qui peuvent apparaître lorsque quatre personnalités différentes se retrouvent dans un espace confiné 24 heures sur 24. Mais le plus souvent si belle : cette soirée sur les dunes à composer ensemble ; ces baignades sans fin, à rire comme des gamins dans les rouleaux ; ces repas concoctés sur un parking au beau milieu de la Baule, sous les regards étonnés des vacanciers cherchant à se garer ; ces discussions avec des inconnus, ces encouragements qu'ils nous ont lancés, ces verres qu'ils nous ont offerts ; et surtout ces concerts improbables, tous branchés sur un tout petit ampli, à chanter à s'en casser la voix «Encore l'amour !»

    Oui, puisse-t-il, tel l'Ange, passer encore, cet amour...


    A bientôt sur les scènes de la capitale ! Début des hostilités le 16 septembre au New Morning, où nous retrouvons nos amis des 3 Singes pour un concert qui promet d'être mémorable !


    Un Ange Passe

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    Pour les photos de la tournée, cliquez ici : http://www.facebook.com/un..angepasse?ref=name#/album...php?aid=139534&id=62408415..4&page=4
  • Un Ange Passe à l'Elysée Montmartre



    http://www.youtube.com/watch?v=X5sf8xtEC6E
    Un Ange Passe à l'Elysée Montmartre, ouais ouais ouais...
  • Un ange passe / concert au Gibus (Emergenza)

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