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Blog de Vélorution

  • Première manifestation cyclo-nudiste (WNBR) de Paris

    Samedi 9 juin 2007, les cyclistes défileront nus dans de nombreuses villes du monde, dont Paris, pour rappeler leur vulnérabilité face aux véhicules à moteur et la nécessité d'en finir avec la civilisation du pétrole, de la puissance et de la pollution.

    Toutes les informations sur www.cyclonudiste.fr

    A l'appel de la Coordinadora de Colectivos Ciclonudistas de Aragón (Espagne), des dizaines de manifestations cyclo-nudistes (WNBR) auront lieu à travers le monde le 9 juin 2007 (voir le site que les recense). Pour la première fois, Paris se joint à ce mouvement international festif et militant.

    Pourquoi manifester ?
    Nous dénonçons le fait que nos rues soient accaparées par les voitures, les motos, les scooters. La ville est ainsi devenue un lieu hostile, dangereux et pollué. Les transports motorisés sont la première source de gaz à effet de serre, de danger et de nuissance en ville. Nous voulons que l'espace public soit de nouveau un lieu convivial et accueillant, un espace dédié aux personnes et aux rencontres, pas aux machines et à la vitesse.
    Moins de pétrole = plus de vie !


    Pourquoi à bicyclette ?
    Le vélo est un moyen de transport urbain efficace, écologique et convivial. C'est un symbole de liberté et un instrument concret de transformation sociale. Il ne consomme pas de pétrole, ne participe pas à la destruction de la planète et reste loin des enjeux financiers et guerriers liés aux énergies fossiles.
    Les autos à la casse, des vélos à la place !


    Pourquoi nus ?
    Parce que les cyclistes sont nus et vulnérables dans le trafic automobile où dominent la mécanique, la puissance et la vitesse. Nous montrons notre corps avec naturel, sans fausse pudeur pour simplement rappeler que nous sommes des êtres vivants et que nous voulons préserver notre environnement lui aussi vivant.
    L'indécence, c'est l'essence !

    www.cyclonudiste.fr
  • Manifestation de mars 2007

    La vidéo est ici.

    Vélorutionnairement !
  • Kyoto à vélo, c'est mieux qu'en auto !

    14h30, le soleil brille de milles feux Place du Chatelet, la cinquantaine de cyclistes présents savoure cette lumiere en attendant le depart. L'Ecozac est venu en force, les habitués se mêlent a de nouvelles têtes. Aujourd'hui pas d'action d'éclat, une Vélorution en douceur, pour le plaisir de faire masse sur les boulevards Parisien, destination "Kyoto à vélo".
    Pour mettre en oeuvre le protocole de Kyoto, halte aux fausses bonnes-idées, agro-carburant et aux voitures propres. Kyoto à vélo, c'est ce qu'il nous faut !

    Pas de Soldes sur l'air pur

    Départ vers le Nord par Sebasto, qu'on occupe dans sa largeur en roulant vitesse moyenne, la foule se presse sur les trottoirs, curieuse devant tout ces vélos colorés. A Strasbourg-Saint-Denis virage à l'Ouest par Bonne Nouvelle, l'endroit est vide et on savoure le calme, le plaisir de rouler ensemble, jusqu'aux Grands Magasins noirs de badauds en quête de l'affaire du siècle.
    Lever de vélo obligatoire au son de "Pas de soldes, pas de 2ième démarque sur l'air pur, Vélorution".

    On repart vers St Augustin pour l'arrêt au fameux parking 2 Roues Motorisés sur les trottoirs. 1 tiers du trottoirs pour le parking des 2 Roues Motorisés, 1 tiers de trottoir pour que 2 Roues Motorisés accèdent au parking et...un dernier tiers de trottoir pour le reste du monde. Un partage équitable de la chaussée ??

    La France d'en haut à Vélo

    On continue rue de La Boetie d'abord vide et calme, sauf quand Vélorution passe devant le siège de l'UMP, au son puissant de "SARKO a VELO !!", puis on attaque les beaux quartiers, en continuant sur "La France d'en haut à Vélo", pour arriver aux Champs Elysées. Regard ému vers l'Arc de Triomphe "un 22 septembre au diable vous..." ( Brassens ), et Lever de vélo sur la largeur des Champs Elysées. Nos accompagnateurs policiers restent calmes et coopérants, c'est mieux.

    Arrivée ensuite Place d'Iéna, et Vélorution fait des tours et des tours sur place. Tourner en rond ne sert rien, alors on repart et nous voici de suite au Trocadéra sous l'oeil enthousiaste des touristes, ravis de voir un vrai événement Parisien. Alors, "les touristes en cyclistes ?". On remet une couche, avec un magnifique lever de vélo en plein sous la tour Eiffel au milieu des centaines de personnes attendant l'ascenseur pour le 3ième. Les touristes en redemandent !

    Encore 500 mètres et nous voici Place de Kyoto, à vélo donc. La place fait 7 x 7 mètres max en bordure d'une "autoroute Urbaine". Bref, une petite Place de Kyoto, symbole de la petite place de Kyoto dans la tête de nos édiles ?? Sans doute, alors une seule solution, Vélotution !
  • Le 22 septembre, minute par minute

    - 18h24 nous sommes déjà quelques uns un peu en avance, aux abords de la place. C'est plutôt calme, quelqu'un distribue des drapeaux qu'on installe sur nos vélos pour se rendre plus visibles.
    - 18h32 : L'heure dite pour commencer à tourner, nous nous élançons sur l'Etoile, direction le centre de la place. Le programme est très clair : on va tourner en rond pendant une heure, jusqu'à 19h30, et comme ça...il ne va rien se passer, preuve que ça ne sert ça rien de tourner en rond.
    Ce n'est pas si simple de tourner en serrant le rond central. L'Etoile c'est grand mais la place est chère et les automobilistes pressés de rentrer. Visiblement, la « journée sans MA voiture » ce n'est pas encore « la journée du vélo », ce serait plutôt « la journée avec la voiture de mon voisin », pourvu que ce soit en voiture.
    - 18h46 : le flot des cyclistes grossit, débouchant de toutes ces avenues à la gloire de tant d'illustres généraux Français. Plus nombreux, l'ambiance devient rigolarde, c'est que ça a de la gueule l'arc de triomphe. Ca tourne, un coup la Défense à l'Ouest, un coup l'Obélisque de la concorde coté Est.
    Les automobilistes sont bien décidés à ne pas nous laisser l'intérieur, il faut être vigilant, certains motorisés en font une affaire personnelle.
    - 19h02 : Quelqu'un compte, on serait 150, mais les voitures sont aussi très nombreuses. Soudain un groupe s'arrête de tourner, apparemment il y a un désaccord avec un véhicule motorisé. Alors tout le monde s'arrête à coté du premier groupe et...les voitures se retrouvent bloquées derrière. Les piétons nous regardent, hésitent, et puis traversent à pied la place, puis retraversent, et traversent encore.
    - 19h06 : Ca fait bientôt quatre minutes que nous sommes arrêtés, les voitures deviennent hystériques. Certains ont anéanti leur klaxon à force de l'enfoncer dans le tableau de bord, des motards font hurler leur moteur preuve d'une évidente frustration eut égard à leur vitesse moyenne. L'heure ne semble pas être au dialogue constructif, nous repartons tourner. Mais un quart de tour plus loin, la place est complètement saturée d'engins motorisés en train de polluer à zéro kilomètre heure.
    - 19h10 : le serpent se mord la queue, l'Etoile est complètement refermée sur elle-même. Certains motorisés tentent de forcer le passage, il y a des accrochages avec des vélos ( sans gravité au final, ouf !). Nous sommes bloqués derrière les voitures, et les voitures derrière nous.
    - 19h12 : On ne peut plus tourner en rond, on veut partir, direction les Champs Elysées, trouver un café où se détendre. Au lieu d'un troquet bien douillet, c'est bien quatre cars de gendarmes qui sont à l'angle avec les champs.
    Un groupe en tête se fait arrêter au bas des Champs Elysées, à presque 600 m de l'Etoile. Les autres cyclistes se font cueillir un à un en sortant de l'Etoile, après avoir quitté d'eux-mêmes le rond point.
    - 19h32 : le motif de l'arrestation serait « entrave à la liberté de circuler », le programme de la soirée n'est pas très clair : nous partons au poste, c'est sûr, mais pourquoi faire, c'est moins sûr.
    Pour tuer l'ennui, des CRS démolissent quelques drapeaux pas assez jolis à leur goût, il nous est interdit de téléphoner, même pour dire qu'on sera en retard pour la soupe.
    - 20h20 : nous sommes 15 personnes dans le commissariat et 45 attendant dans le bus devant ( qui bloque tranquillement la rue du Faubourg St Honoré sans que personne ne klaxonne). Les deux brigadiers n'ont pas l'air emballés à l'idée de faire 60 interrogatoires, alors on attend les ordres.
    - 20h30 : les ordres enfin : au final relevé d'identité et basta. Il faudra quand même attendre 22h00 pour qu'il soit terminé.
    - 22h23 : retour devant le commissariat du rond point des Champs où on doit retrouver nos vélos. Mais là, ca coince, car d'abord il faut attendre qu'on les ramène de l'Etoile.
    - 23h10 : nos vélos ! nos vélos ! Ils sont là, dans le camion, mais aie, avant de les récupérer il va falloir les identifier, un à un. Et ça va prendre....le temps que ça prendra.
    - Minuit 45, le 23 septembre : Ca y est, la journée sans voiture devenue « jounée sans mon vélo » est finie, le dernier d'entre nous récupère son biclou, et bye bye les champs, retour maison.

    Moralité, pour "la journée sans ma voiture", nous avons obtenu une nouvelle ligne de Bus gratuite entre l'Etoile et le commissariat du 8ième. Le début d'une vraie alternative à la bagnole ?

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