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FANTAZIO

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Released: Jan 1, 2029
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General Info

  • Genre: Other

    Location PARIS/BOGOTA, TP

    Profile Views: 250611

    Last Login: 2/1/2012

    Member Since 12/10/2006

    Website www.fantazio.org

    Record Label La Triperie et Fantazio

    Type of Label Indie

  • Bio

    Trempé nineteen eighty seven 1987 starts screamin' Prostré nineteen ninety two Beijing Possédé nineteen ninety six Berlin Défoncé Fucked up twenty one november 1999 ,Paris trou du cul du monde, PARIS:BANLIEUE SUD D'AUBERVILLIERS Ré-hydraté deux mille fois , par Ayguavives Broutonylk, Bramerastaiyurt Gurelasiondetr, Johnny Moonshiners, Fred Frite, Andelada Kaveesha, Asuka Shamanita, 1989-1992:entouré;1993-2000:seul; 20002008:entouré en rondes multiples, et ceux qui tremblent encore. .... "Giving' me the key for a new therapy Made of love, poison kisses and extazy?" .. Qui n'a pas vu Fantazio dans un squat parisien, une cage d'escalier, une prairie ardéchoise ou plus tristement dans une salle rennaise? Fantazio et sa " caravane " endiablent angéliquement les scènes depuis quelques temps. Lui, contrebassiste de l'endurance et chanteur fou est accompagné de quatre pluri-musiciens jouant de la trompinette au clavier en passant par les percussions et le soubassophone. Leur musique populaire se balance dans des rythmes CONVEXES ET CONCAVES AUX Angles tranchants, leur humanisme transpire la chaleur musicale des pays du nil, sans oublier les sons noises du rock punk garage d'il y a 30 ans. Porté par le milieu underground et les squats artistiques, le groupe traverse le pays à raison de trois à quatre concerts par semaine. Alors finie pour toi la french touch pipi, monte dans la caravane éléfantazio et crie " et la pop ta mère...qu'elle crève donc aussi". By DamnAss,.. jusqu'à la fin des haricots. .... On m'avait dit que Fantazio était une bête de scène, je me demandais si ils allaient le mettre en cage, par contre je ne m'attendais pas à le voir monter sur scène, la contrebasse crânement posée sur l'épaule et nu comme un ver. Pendant que Benjamin "l'homme aux jouets pour adultes" sortait le premier de ses joujoux, une paire de cymbales à la taille enfantine..... Comme je l'appris par la suite, en théorie, ils sont censés être cinq sur scène, alors que pour l'occasion, le pauvre Ben courait de droite et de gauche armé de ses instruments (mini guitare, diverses percussions, des micros, des fils (?)...). Manquaient les 2 cuivres et le batteur..... Une fois le premier morceau fini, et le costard endossé, c'était parti pour une bonne heure de musique largement teintée de poésie et de surréalisme. Explorant le blues comme Captain Beefheart ne le renierait pas, Fantazio dans sa douce bulle bouleversant les conventions raconte ses états d'âmes de sa voix tantôt chaude, aigüe, rocailleuse ou enfantine continuellement balancée de ses improbables riffs de contrebasse (pauvre instrument d'ailleurs, particulièrement malmené, qui continuait vaillamment de sonner malgré les coups). Quand je parle de blues, je parle bien évidemment d'un état d'esprit, et pas d'une case ou les pontes de la "pop ta mère" envisageraient de faire monter l'indice au gré des hormones d'un public préformaté. Le voyage de Fantazio est permanent, teinté des couleurs du monde qui entoure son âme malmenée. Et si sur l'album "The Sweet Little Mother Fuckin'Show" les spécialistes pourraient identifier des langues (français, anglais, espagnol, italien?) et les influences aussi bien jazz, rap, tango, punk ou je ne sais quoi encore... la musique de Fantazio est plus une question qu'une réponse. Quoiqu'il arrive le concert fut trop court, et tout comme Miss Day Blind ou Mr Alphagraph j'aurais préféré qu'il continue de jouer plutôt que de finir lâchement par une vidéo, qui aurait pu certes me faire plaisir dans mon salon mais qui sur le coup m'a laissé un goût amer. .... .. Allez mordre du vent Partez gagner à perdre Et les faux-culs ont de vraies fesses Et je vais me détendre en m’inquiétant. Tous les non-dits qui croupissent Et s’infectent Tout au fond des cœurs des partisans de la bonne vibe, Et les paraître qui s'amplifient Plus les douleurs sont sourdes, Plus on trouve du fond de teint à moitié prix Plus les douleurs sont sourdes, Plus il y aura de points soleil et de promotions voyage Et de petits colonialismes sur fond d’easy listening, De jazz manouche de petits-blancs et de tam-tam ouatés Plus la misère s’installe (plus les enculés se trouveront classieux, snobs et aigris, comme un Gainsbourg qui aurait jamais écrit), Plus les mutants militeront inconsciemment pour l’anesthésie générale, Plus les bons se croiront justes, Plus il y aura de promotions sur les textos SFR et plus il y aura de festivals rock et chansons Où .. ses euros contre des tickets guitare, Et plus les 8-6 seront fortes Pour éliminer les toxicos et affaiblir les banlieusards gênants, Et plus les reebok seront belles et aérodynamiques, Plus les jeunes squatters seront fiers d’être sans argent, Plus dans les shows drôles et humains les Ardirue de la fogiel parleront fort, Plus ce sera la preuve que l’ère nazie se sera en sourdine transformée en bonbon sucré à la sauce gap/marionnaud (la France, 57ème état américain, simple et chaleureux) Et plus les centres-ville européens auront la gueule trouée par des logos subtils. Enfin non j’exagère ... et de toute façon je prends toujours plaisir à aller faire pipi. C’est très agréable, on trouve tout à la Fnac. Non c’est méchant. Je nous souhaite juste de ressentir les joies infinies de la nuit des temps quand on va se soulager le ventre dans un petit coin chantant – plus les bars à caïpirinha, pires que des piranhas, la pire espèce des Blancs , c’est dans les annales, encule à coups de cocktails frappés les minettes à string apprécient de connaître les esclaves de la sécurité prêts à gazer le gros nez, enfant mort-né, poivroxydé que j’ai été ; je passe par là, du sperme encore frais qui avait repeint le pantalon-jogging que je mets pour me branler chez mon papa. J’ai joui dans le cul de ma cervelle, je suis détendu maintenant. A avaler tous mes poisons pourris en dedans, je suis fier d’être frais maintenant. Je peux enfin chercher les mélodies chinoises d’il y a deux mille ans, celles qui me manquent tant. Je n’ai pas trouvé. C ‘est bon, je m’endors maintenant. ..Fantazio,paris 2003. aAARTISTES QUI TOURNENT ?ARTISTES QUI "MARCHENT"?ET POUR CEUX QUI PENSENT ENCORE QUE MARCHER?C'EST SE MONTRER:a FORCE DE CHERCHER à tout prix à vous faire VOIR DANS TOUS LES FESTIVALS DE LA FRANCE BLASéE ,DE COLLECTIONNER DANS VOS TOILETTES LES PASS "ALL ACCESs",D'ENCHAINER LES TOURNéES comme VOTRE TOURNEUR SOUHAITE QUE VOUS TOURNIEZ SANS RIEN REMETTRE EN CAUSE,L4UNIQUE BUT,C4EST JUSTE QU4IL Y AIT DE PLUS EN PLUS DE MONDE,COMME DANS UN MEETING à BERCY;C4EST EXACTEMENT CE QUI SATISFAIT LES SYSTèmes:QUE VOUS NE VOUS RENDIEZ PLUS VRAIMENT COMPTE DE CE QUI SE PASSE AUTOUR DE VOUS ET SURTOUT EN VOUS, ET QUE VOUS SOYEZ éMU DE VOTRE PROPRE IMAGE.VOTRE IMAGE PREND TROIS FOIS PLUS DE PLACE QUE VOTRE TRAVAIL? CHERCHEZ BIEN :VOUS AVEZ UNE HISTOIRE BIEN PLUS SOMBRE ET PROFONDE QUE CE QUE VOUS IMAGINEZ.Je reste là jusqu'à ce que quelque chose me fasse passer à autre chose. Les clochards, certains, je suppose, assomés par la vie et la mort et les vies du monde des autres, restent là, écrasés par le monde, ils sont comme des bouddhas déchiquetés, qui contiennent trop le monde pour pouvoir se mouvoir. A tout moment, l'asphyxie de soi, ou du monde, ou des autres peut prendre le dessus, alors que c'est toujours sourd, en dessous, pour toujours, le terrible est déjà là, il n'est pas à venir, finalement, il n'y a rien de pire à craindre que ce qui est déjà là, que ce qui a déjà eu. La souffrance est en terre, elle fait surgir, naître, elle fait pousser, elle accompagne, elle fait croître, elle est là à chaque transition, à chaque changement de lumière, de pièce, de boulevard, mais il n'y a pas à la craindre parce qu'elle est mouvante, elle devient poison quand elle se fige, quand elle se condense, ne circule plus, dans souffrance, j'entends vie, pas douleur, mais vide, vie, ce qui nous avale, et pour ne pas se faire avaler, changer de cap, de forme, de couleur, épouser des lieux, se rendre compte vraiment pour sortir de soi, quitte à rentrer à nouveau en soi mais avec des lectures nouvelles, des désirs ouvrants. Les transformations des pokemons, les changements de temps, les alléas respirants des anemones de mer, les contractions, les crispations terribles, et les relâchements, les os, la morve, les ongles à plusieurs couches, les petits poils, les parties grasses, l'histoire de chaque blessure, et d'ailleurs de chaque famille, de chaque être, comme chaque nation comme corps, comme chaque chemin, comme chaque terrain, sa transformation, ses chocs, ses moments à vif, puis purulents, ses changements, au contact de l'air, puis de l'eau, puis de l'air à nouveau, mais pas le même, puis ça stagne, l'auréole se réduit, la chose se concentre en un point, change encore de couleur, noircit, puis bientôt sèche et s'en va, en laissant une petite pellicule blanche, qui s'envole. Puis d'autres nouvelles, toujours, très nouvelles, et provoquant soit des recroque villements, soit si on laisse s'ouvrir, de nouvelles compréhensions, là les recroque vrillements peuvent commencer, et si je fais ça d'une autre manière que d'habitude, et si je plisse la bouche pour me concentrer, comme un anus de pieuvre qui rassemble ses forces avant de viser au plus loin, très vite, puis si je ralentissais, et si je ne parlais pas tout de suite, si je l'écoutais plus longtemps, maislà d'un coup sec, je l'interromps, j'y vais, je dis, d'ailleurs je comprends en disant, je n'avais pas compris avant, c'est sur le coup, ça s'éclaire, et d'ailleurs, ça se recoupe voilà, et on intervient, puis on laisse faire, comme ce son, laisse le aller, accompagne le, sois à son service, derrière lui, tu es un outil pour lui, c'est lui qui dit, c'est lui qui sait, moi je ne sais plus, alors je le guide comme je peux, comme mon fils, si je ne sais pas si je n'ai pas d'idée de jeu, ce n'est pas moi qui doit contrôler, c'est lui qui fait, je le suis, en tout cas là, à ce moment là. Plus tard on verra, restons au fond, observons, de derrière, d'en haut- tiens c'est ça, j'ai déjà vu, ça ? oui, ça aussi, c'est possible, ils font comme ça dans cette région là, ils osent ce que là bas ils n'osaient pas, tiens! il faut s'en souvenir de ça, c'est terrible, je vais savoir le retenir, l'avoir quelque part, ça va me resservir, à un moment, sûrement, j'en aurais besoin- d'en dessous, sur le côté, en diagonale, pardon monsieur, je peux vous regarder d'en dessous, il y a quelque chose que je n'ai pas saisi, et si je rentre là, et que je m'attarde là, c'est pour laisser remonter quelque chose qui s'était arrété en chemin, bloqué par peur depuis des temps très loin, alors si je rentre dans cette petite cour, si je pousse la porte de cette pièce morte, abandonnée, je vais voir quelque chose qui reviendra se consolider dans la journée, se solidifier quand la nuit tombera. Puis ce lendemain, un biais nouveau, garder ce cap là, un fil qui ne tient à rien mais qui a sa tension nécessaire Ainé Cessaire cesse aussitôt c'est ses six sots qui sont sucés, qui sont juchés, il n'ai faut pas chucher, chuchoter oui mais pas chucher, lécher fairch tout douchement, et là, heureusement, ça nous surprend! ouf! sauvés! Sanya par exemple écoute tout, il n'y a pas un son qu'il ne remarque pas, dehors, dedans oh! c'est quoi, ça?c'est un chien?noooon, c'est quelqu'un!c'est qui?on ne sait pas; en fait, les trois quart de ce qu'on entend, on ne le voit pas, les trois quart de ce qu'on voit, on ne l'écoute pas vraiment toujours, mais alors ça, je l'ai vu, entendu, senti, mais je ne l'ai pas touché, c'était quoi? un con en gros plan, et maintenant? une bagnole?je vais me la prendre? non! allez, je file! Cette chose, là, je l'avais entendue sans vraiment la voir, cet arbre, il est vraiment là!il fait aussi partie de l'aventure!il est avec nous, en vie, il sait ce que c'est, aussi, donc pas d'inquiétude, pas tout de suite, en tout cas, et sans regret, parce qu'à chaque instant, ça peut surgir, à tout moment, ou presque, une guerre interne, une pensée terrible, un monstre qui revient, une guerre qui s'annonce, il va falloir rester souple, disponible, et s'armer, aussi. Mais pour l'instant cet arbre est là, comme un chat qui dort; si le chat ouvre les yeux, si le danger commence à se faire entendre, comme une rumeur au loin, comme la mort qui s'avance, je me lèverais, je me laverais et je me l'avalerai, aussi dur qu'il soit, à un moment aussi, j'aurais peut être besoin d'aide. "... Pour vous, un événement a lieu lorsqu'il fait l'objet d'un article, beau, bien fait, mis en page, relu avec un titre. Mais qu'est-ce qu'il y a là-dessous ? Il manque un chirurgien qui a le courage d'examiner le tissu et de dire : messieurs, il s'agit d'un cancer, pas d'une maladie bénigne. Qu'est-ce que le cancer ? Une chose qui modifie toute les cellules, qui les fait toutes s'accroître de manière folle, en dehors de la logique qui les animait précédemment. Est-il un nostalgique, le malade qui rêve de la santé qu'il avait avant, même si avant il était stupide et malheureux ? Avant le cancer, je veux dire. Voilà, avant tout il faudra faire je ne sais quel effort afin que tous, nous regardions la même image. Moi j'écoute les hommes politiques, et cela me rend fou. Ils ne savent pas de quel pays ils sont en train de parler, ils sont aussi éloignés que la lune. Et les lettrés. Et les sociologues. Et les experts en tout genre. (...) Peut-être est-ce moi qui me trompe. Mais je continue à dire que nous sommes tous en danger."
  • Members

    .. FANTAZIO GANG : .. .. Fantazio : contrebasse, chant .. Pierre Chaumié : saxophone barython .. Benjamin Colin : percussions et jouets .. Stéphane Daniélidès : soubassophone .. Denis Schuler : batterie Relu Meriçan :Cymbalum Dgiz,D' de Kabal,Charolles, Marco Lacaille, Frank Williams, Jean-François Vrod, René Lacaille, Aymeric Avice, Francesco Pastacaldi, Cristina Lopes, Denis "Soucoupes Violentes"Baudrillard, Thierry Cokrane, DJ Junkaz Lou, Dgiz, D de Kabal, Hocine Ben, LA FAbrique du Macadam, Boutin Brother and Sister, Moira, Stephen Harrison, Tous ceux qui ont autre chose à dire que montrer sa gueule d'enculé de sa race entrain de poser dans un terrain vague comme un groupe de rock,les chanteurs de chanson française dont on voit leur gueule partout, et quel rapport avec la musique, toutes ces têtes sur papier glacé? Les bras croisés,ou de montrer sa gueule de méchant rappeur alors qu'il est tout tendre mais ne mouille plus sa puissance de vie, et s'assèche l'air fier-froncé , en fin train mais là voit sent bien dedans, , toujours là!Quoi?,montre un fa! ça c'est excitant !Rien ne sera plus puissant que cette réalité,même la plus ignoble vaut bien plus que LEs IMMONDES PROJECTIONS CINEMATOGRAPHIQUES INFINIES DES HOMMES BLASÉS.encore curieux de tout? A jamais , Comme Veau Frais qui veux le vrai du faux? OUI! ..
  • Influences

    Boillurtenazuterdiiuk,et son batteur Milazertani Benjamiklof Charlie Feathers, KITARO le repoussant, POPAY, BOGOTA,BEIJING 1992, ElEPhAnTMaN, La femme des sables,Le Salon de Musique,Sholay, les passants des rues de 1972 à 2040.
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    your sweet asssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss

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Bio:



Trempé nineteen eighty seven 1987 starts screamin' Prostré nineteen ninety two Beijing Possédé nineteen ninety six Berlin Défoncé Fucked up twenty one november 1999 ,Paris trou du cul du monde, PARIS:BANLIEUE SUD D'AUBERVILLIERS Ré-hydraté deux mille fois , par Ayguavives Broutonylk, Bramerastaiyurt Gurelasiondetr, Johnny Moonshiners, Fred Frite, Andelada Kaveesha, Asuka Shamanita, 1989-1992:entouré;1993-2000:seul; 20002008:entouré en rondes multiples, et ceux qui tremblent encore.

"Giving' me the key for a new therapy Made of love, poison kisses and extazy?"
Qui n'a pas vu Fantazio dans un squat parisien, une cage d'escalier, une prairie ardéchoise ou plus tristement dans une salle rennaise? Fantazio et sa " caravane " endiablent angéliquement les scènes depuis quelques temps. Lui, contrebassiste de l'endurance et chanteur fou est accompagné de quatre pluri-musiciens jouant de la trompinette au clavier en passant par les percussions et le soubassophone. Leur musique populaire se balance dans des rythmes CONVEXES ET CONCAVES AUX Angles tranchants, leur humanisme transpire la chaleur musicale des pays du nil, sans oublier les sons noises du rock punk garage d'il y a 30 ans. Porté par le milieu underground et les squats artistiques, le groupe traverse le pays à raison de trois à quatre concerts par semaine. Alors finie pour toi la french touch pipi, monte dans la caravane éléfantazio et crie " et la pop ta mère...qu'elle crève donc aussi". By DamnAss,
jusqu'à la fin des haricots.

On m'avait dit que Fantazio était une bête de scène, je me demandais si ils allaient le mettre en cage, par contre je ne m'attendais pas à le voir monter sur scène, la contrebasse crânement posée sur l'épaule et nu comme un ver. Pendant que Benjamin "l'homme aux jouets pour adultes" sortait le premier de ses joujoux, une paire de cymbales à la taille enfantine.

Comme je l'appris par la suite, en théorie, ils sont censés être cinq sur scène, alors que pour l'occasion, le pauvre Ben courait de droite et de gauche armé de ses instruments (mini guitare, diverses percussions, des micros, des fils (?)...). Manquaient les 2 cuivres et le batteur.

Une fois le premier morceau fini, et le costard endossé, c'était parti pour une bonne heure de musique largement teintée de poésie et de surréalisme. Explorant le blues comme Captain Beefheart ne le renierait pas, Fantazio dans sa douce bulle bouleversant les conventions raconte ses états d'âmes de sa voix tantôt chaude, aigüe, rocailleuse ou enfantine continuellement balancée de ses improbables riffs de contrebasse (pauvre instrument d'ailleurs, particulièrement malmené, qui continuait vaillamment de sonner malgré les coups). Quand je parle de blues, je parle bien évidemment d'un état d'esprit, et pas d'une case ou les pontes de la "pop ta mère" envisageraient de faire monter l'indice au gré des hormones d'un public préformaté. Le voyage de Fantazio est permanent, teinté des couleurs du monde qui entoure son âme malmenée. Et si sur l'album "The Sweet Little Mother Fuckin'Show" les spécialistes pourraient identifier des langues (français, anglais, espagnol, italien?) et les influences aussi bien jazz, rap, tango, punk ou je ne sais quoi encore... la musique de Fantazio est plus une question qu'une réponse. Quoiqu'il arrive le concert fut trop court, et tout comme Miss Day Blind ou Mr Alphagraph j'aurais préféré qu'il continue de jouer plutôt que de finir lâchement par une vidéo, qui aurait pu certes me faire plaisir dans mon salon mais qui sur le coup m'a laissé un goût amer.

Allez mordre du vent Partez gagner à perdre Et les faux-culs ont de vraies fesses Et je vais me détendre en m’inquiétant. Tous les non-dits qui croupissent Et s’infectent Tout au fond des cœurs des partisans de la bonne vibe, Et les paraître qui s'amplifient Plus les douleurs sont sourdes, Plus on trouve du fond de teint à moitié prix Plus les douleurs sont sourdes, Plus il y aura de points soleil et de promotions voyage Et de petits colonialismes sur fond d’easy listening, De jazz manouche de petits-blancs et de tam-tam ouatés Plus la misère s’installe (plus les enculés se trouveront classieux, snobs et aigris, comme un Gainsbourg qui aurait jamais écrit), Plus les mutants militeront inconsciemment pour l’anesthésie générale, Plus les bons se croiront justes, Plus il y aura de promotions sur les textos SFR et plus il y aura de festivals rock et chansons Où .. ses euros contre des tickets guitare, Et plus les 8-6 seront fortes Pour éliminer les toxicos et affaiblir les banlieusards gênants, Et plus les reebok seront belles et aérodynamiques, Plus les jeunes squatters seront fiers d’être sans argent, Plus dans les shows drôles et humains les Ardirue de la fogiel parleront fort, Plus ce sera la preuve que l’ère nazie se sera en sourdine transformée en bonbon sucré à la sauce gap/marionnaud (la France, 57ème état américain, simple et chaleureux) Et plus les centres-ville européens auront la gueule trouée par des logos subtils. Enfin non j’exagère ... et de toute façon je prends toujours plaisir à aller faire pipi. C’est très agréable, on trouve tout à la Fnac. Non c’est méchant. Je nous souhaite juste de ressentir les joies infinies de la nuit des temps quand on va se soulager le ventre dans un petit coin chantant – plus les bars à caïpirinha, pires que des piranhas, la pire espèce des Blancs , c’est dans les annales, encule à coups de cocktails frappés les minettes à string apprécient de connaître les esclaves de la sécurité prêts à gazer le gros nez, enfant mort-né, poivroxydé que j’ai été ; je passe par là, du sperme encore frais qui avait repeint le pantalon-jogging que je mets pour me branler chez mon papa. J’ai joui dans le cul de ma cervelle, je suis détendu maintenant. A avaler tous mes poisons pourris en dedans, je suis fier d’être frais maintenant. Je peux enfin chercher les mélodies chinoises d’il y a deux mille ans, celles qui me manquent tant. Je n’ai pas trouvé. C ‘est bon, je m’endors maintenant. Fantazio,paris 2003. aAARTISTES QUI TOURNENT ?ARTISTES QUI "MARCHENT"?ET POUR CEUX QUI PENSENT ENCORE QUE MARCHER?C'EST SE MONTRER:a FORCE DE CHERCHER à tout prix à vous faire VOIR DANS TOUS LES FESTIVALS DE LA FRANCE BLASéE ,DE COLLECTIONNER DANS VOS TOILETTES LES PASS "ALL ACCESs",D'ENCHAINER LES TOURNéES comme VOTRE TOURNEUR SOUHAITE QUE VOUS TOURNIEZ SANS RIEN REMETTRE EN CAUSE,L4UNIQUE BUT,C4EST JUSTE QU4IL Y AIT DE PLUS EN PLUS DE MONDE,COMME DANS UN MEETING à BERCY;C4EST EXACTEMENT CE QUI SATISFAIT LES SYSTèmes:QUE VOUS NE VOUS RENDIEZ PLUS VRAIMENT COMPTE DE CE QUI SE PASSE AUTOUR DE VOUS ET SURTOUT EN VOUS, ET QUE VOUS SOYEZ éMU DE VOTRE PROPRE IMAGE.VOTRE IMAGE PREND TROIS FOIS PLUS DE PLACE QUE VOTRE TRAVAIL? CHERCHEZ BIEN :VOUS AVEZ UNE HISTOIRE BIEN PLUS SOMBRE ET PROFONDE QUE CE QUE VOUS IMAGINEZ.Je reste là jusqu'à ce que quelque chose me fasse passer à autre chose. Les clochards, certains, je suppose, assomés par la vie et la mort et les vies du monde des autres, restent là, écrasés par le monde, ils sont comme des bouddhas déchiquetés, qui contiennent trop le monde pour pouvoir se mouvoir. A tout moment, l'asphyxie de soi, ou du monde, ou des autres peut prendre le dessus, alors que c'est toujours sourd, en dessous, pour toujours, le terrible est déjà là, il n'est pas à venir, finalement, il n'y a rien de pire à craindre que ce qui est déjà là, que ce qui a déjà eu. La souffrance est en terre, elle fait surgir, naître, elle fait pousser, elle accompagne, elle fait croître, elle est là à chaque transition, à chaque changement de lumière, de pièce, de boulevard, mais il n'y a pas à la craindre parce qu'elle est mouvante, elle devient poison quand elle se fige, quand elle se condense, ne circule plus, dans souffrance, j'entends vie, pas douleur, mais vide, vie, ce qui nous avale, et pour ne pas se faire avaler, changer de cap, de forme, de couleur, épouser des lieux, se rendre compte vraiment pour sortir de soi, quitte à rentrer à nouveau en soi mais avec des lectures nouvelles, des désirs ouvrants. Les transformations des pokemons, les changements de temps, les alléas respirants des anemones de mer, les contractions, les crispations terribles, et les relâchements, les os, la morve, les ongles à plusieurs couches, les petits poils, les parties grasses, l'histoire de chaque blessure, et d'ailleurs de chaque famille, de chaque être, comme chaque nation comme corps, comme chaque chemin, comme chaque terrain, sa transformation, ses chocs, ses moments à vif, puis purulents, ses changements, au contact de l'air, puis de l'eau, puis de l'air à nouveau, mais pas le même, puis ça stagne, l'auréole se réduit, la chose se concentre en un point, change encore de couleur, noircit, puis bientôt sèche et s'en va, en laissant une petite pellicule blanche, qui s'envole. Puis d'autres nouvelles, toujours, très nouvelles, et provoquant soit des recroque villements, soit si on laisse s'ouvrir, de nouvelles compréhensions, là les recroque vrillements peuvent commencer, et si je fais ça d'une autre manière que d'habitude, et si je plisse la bouche pour me concentrer, comme un anus de pieuvre qui rassemble ses forces avant de viser au plus loin, très vite, puis si je ralentissais, et si je ne parlais pas tout de suite, si je l'écoutais plus longtemps, maislà d'un coup sec, je l'interromps, j'y vais, je dis, d'ailleurs je comprends en disant, je n'avais pas compris avant, c'est sur le coup, ça s'éclaire, et d'ailleurs, ça se recoupe voilà, et on intervient, puis on laisse faire, comme ce son, laisse le aller, accompagne le, sois à son service, derrière lui, tu es un outil pour lui, c'est lui qui dit, c'est lui qui sait, moi je ne sais plus, alors je le guide comme je peux, comme mon fils, si je ne sais pas si je n'ai pas d'idée de jeu, ce n'est pas moi qui doit contrôler, c'est lui qui fait, je le suis, en tout cas là, à ce moment là. Plus tard on verra, restons au fond, observons, de derrière, d'en haut- tiens c'est ça, j'ai déjà vu, ça ? oui, ça aussi, c'est possible, ils font comme ça dans cette région là, ils osent ce que là bas ils n'osaient pas, tiens! il faut s'en souvenir de ça, c'est terrible, je vais savoir le retenir, l'avoir quelque part, ça va me resservir, à un moment, sûrement, j'en aurais besoin- d'en dessous, sur le côté, en diagonale, pardon monsieur, je peux vous regarder d'en dessous, il y a quelque chose que je n'ai pas saisi, et si je rentre là, et que je m'attarde là, c'est pour laisser remonter quelque chose qui s'était arrété en chemin, bloqué par peur depuis des temps très loin, alors si je rentre dans cette petite cour, si je pousse la porte de cette pièce morte, abandonnée, je vais voir quelque chose qui reviendra se consolider dans la journée, se solidifier quand la nuit tombera. Puis ce lendemain, un biais nouveau, garder ce cap là, un fil qui ne tient à rien mais qui a sa tension nécessaire Ainé Cessaire cesse aussitôt c'est ses six sots qui sont sucés, qui sont juchés, il n'ai faut pas chucher, chuchoter oui mais pas chucher, lécher fairch tout douchement, et là, heureusement, ça nous surprend! ouf! sauvés! Sanya par exemple écoute tout, il n'y a pas un son qu'il ne remarque pas, dehors, dedans oh! c'est quoi, ça?c'est un chien?noooon, c'est quelqu'un!c'est qui?on ne sait pas; en fait, les trois quart de ce qu'on entend, on ne le voit pas, les trois quart de ce qu'on voit, on ne l'écoute pas vraiment toujours, mais alors ça, je l'ai vu, entendu, senti, mais je ne l'ai pas touché, c'était quoi? un con en gros plan, et maintenant? une bagnole?je vais me la prendre? non! allez, je file! Cette chose, là, je l'avais entendue sans vraiment la voir, cet arbre, il est vraiment là!il fait aussi partie de l'aventure!il est avec nous, en vie, il sait ce que c'est, aussi, donc pas d'inquiétude, pas tout de suite, en tout cas, et sans regret, parce qu'à chaque instant, ça peut surgir, à tout moment, ou presque, une guerre interne, une pensée terrible, un monstre qui revient, une guerre qui s'annonce, il va falloir rester souple, disponible, et s'armer, aussi. Mais pour l'instant cet arbre est là, comme un chat qui dort; si le chat ouvre les yeux, si le danger commence à se faire entendre, comme une rumeur au loin, comme la mort qui s'avance, je me lèverais, je me laverais et je me l'avalerai, aussi dur qu'il soit, à un moment aussi, j'aurais peut être besoin d'aide. "... Pour vous, un événement a lieu lorsqu'il fait l'objet d'un article, beau, bien fait, mis en page, relu avec un titre. Mais qu'est-ce qu'il y a là-dessous ? Il manque un chirurgien qui a le courage d'examiner le tissu et de dire : messieurs, il s'agit d'un cancer, pas d'une maladie bénigne. Qu'est-ce que le cancer ? Une chose qui modifie toute les cellules, qui les fait toutes s'accroître de manière folle, en dehors de la logique qui les animait précédemment. Est-il un nostalgique, le malade qui rêve de la santé qu'il avait avant, même si avant il était stupide et malheureux ? Avant le cancer, je veux dire. Voilà, avant tout il faudra faire je ne sais quel effort afin que tous, nous regardions la même image. Moi j'écoute les hommes politiques, et cela me rend fou. Ils ne savent pas de quel pays ils sont en train de parler, ils sont aussi éloignés que la lune. Et les lettrés. Et les sociologues. Et les experts en tout genre. (...) Peut-être est-ce moi qui me trompe. Mais je continue à dire que nous sommes tous en danger."

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décembre 10, 2006

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FANTAZIO GANG :
Fantazio : contrebasse, chant
Pierre Chaumié : saxophone barython
Benjamin Colin : percussions et jouets
Stéphane Daniélidès : soubassophone
Denis Schuler : batterie Relu Meriçan :Cymbalum Dgiz,D' de Kabal,Charolles, Marco Lacaille, Frank Williams, Jean-François Vrod, René Lacaille, Aymeric Avice, Francesco Pastacaldi, Cristina Lopes, Denis "Soucoupes Violentes"Baudrillard, Thierry Cokrane, DJ Junkaz Lou, Dgiz, D de Kabal, Hocine Ben, LA FAbrique du Macadam, Boutin Brother and Sister, Moira, Stephen Harrison, Tous ceux qui ont autre chose à dire que montrer sa gueule d'enculé de sa race entrain de poser dans un terrain vague comme un groupe de rock,les chanteurs de chanson française dont on voit leur gueule partout, et quel rapport avec la musique, toutes ces têtes sur papier glacé? Les bras croisés,ou de montrer sa gueule de méchant rappeur alors qu'il est tout tendre mais ne mouille plus sa puissance de vie, et s'assèche l'air fier-froncé , en fin train mais là voit sent bien dedans, , toujours là!Quoi?,montre un fa! ça c'est excitant !Rien ne sera plus puissant que cette réalité,même la plus ignoble vaut bien plus que LEs IMMONDES PROJECTIONS CINEMATOGRAPHIQUES INFINIES DES HOMMES BLASÉS.encore curieux de tout? A jamais , Comme Veau Frais qui veux le vrai du faux? OUI! ..

Influences:

Boillurtenazuterdiiuk,et son batteur Milazertani Benjamiklof Charlie Feathers, KITARO le repoussant, POPAY, BOGOTA,BEIJING 1992, ElEPhAnTMaN, La femme des sables,Le Salon de Musique,Sholay, les passants des rues de 1972 à 2040.

Sounds Like:

your sweet asssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss

Record Label:

La Triperie et Fantazio

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