QUI SE CACHE DERRIERE ?
Du premier cri
Au dernier cri
De la première
Bouffée d'air
A la dernière
Nous faisons ce que nous avons envie
Nous refusons les fils que l'on veut
Nous mettre sur la tête
De mauvaises graines nous sommes ?
Des graines d'ortie !
From the first cry
To the last cry
From the first
Breath To the last
We do what we want to do
We refuse the threads they want to
hang on our heads
Are we bad seeds ?
Nettle Seed !
LES TEXTES
CECI CELA
Tu viens au monde ici bas
Ton premier cri les rassurera
Ta douleur ne sera qu'un début
Dans ce monde aseptisé
Premiers regards perdus
Sur les pleurs de tes ainés
Préoccupés de savoir
Si tu corresponds aux standards
Un jour à l'école tu iras
Ton premier cri les irritera
Ta peur ne sera qu'un début
Dans ce monde stigmatisé
Premiers regards perdus
Sur les injonctions de tes ainés
Préoccupés de ton savoir
Correspondant aux standards
Un jour au travail tu iras
Ton premier cri les irritera
Ta peur ne sera qu'un début
Dans ce monde hiérarchisé
Premiers regards perdus
Sur les ordres de tes ainés
Préoccupés de savoir
Si tu corresponds aux standards
Un jour retraité tu seras
Ton premier cri les irritera
Ta douleur ne sera qu'un début
Dans ce monde de maltraités
Premiers regards perdus
Sur les reproches de ta parenté
Préoccupés de savoir
Si tu corresponds bien aux standards
Refrain
Bientôt ils te diront tu verras
Ne fais pas ceci, ne fais pas ça
Apprends ceci, mais pas cela
Mange ceci, mais pas ça
Ceci ce dit, mais pas cela
Habille toi comme ci, mais pas comme ça
Pense ceci, mais pas cela
Bientôt ils te diront tu verras
Anne Pagé
1er juillet 2009 (Spéciale Dédicace To Vincent)
UN P'TIT DEJ' AVEC TOI
Sur un toit avec toi
Pour un thé cet été
Un baiser dessiné
Par un doigt sur la voie…….
Lactée Ohé !
Tu es mon thé au lait
Lacté ohé !
Un p’tit dej’ osé
La mélisse qui glisse
Sur ton cou mon bijou
Quel délice ce calice
C est si doux les cachous
Lactée ohé !
Tu es mon thé au lait
Lacté ohé !
Un p’tit dej’osé
Une orange mon ange
Dans tes seins mes coussins
Que je mange en archange
Sans les mains ’le coquin’.
Lactée Ohé !
Tu es mon thé au lait
Lacté ohé !
Un p’tit déj’ osé
Tout les deux amoureux
En mangeant un croissant
Paresseux dans nos yeux
Tendrement si gourmant
Lactée ohé !
Tu es mon thé au lait
Lactée ohé !
Un p’tit dej’ osé
C est le miel de l’abeille
Sur ta bouche à la louche
Qu’j’ balaye ma belle
Pas une mouche qui te touche
Lactée ohé ! etc….
François Pagé 2007
PARANO ?
Arrête de m'regarder comme ça
Arrête de m'surveiller, qu'est ce qu'il y a ?
T'as peur de quoi ?
Que j'dise la vérité
Que j'comprenne tes velléités
Arrête de m'écouter comme ça
Arrête de m'surveiller, qu'est ce qu'il y a ?
T'as peur de quoi ?
Que j'répande la rumeur
De tes mensonges, de tes leurres
Arrête de m'suivre comme ça
Arrête de m'surveiller, qu'est ce qu'il y a ?
T'as peur de quoi ?
D'une rébellion qui gronde
Que je rallie la fronde
Arrête de m'ficher comme ça
Arrête de m'surveiller, qu'est ce qu'il y a ?
T'as peur de quoi ?
Que je reste une anonyme
Qui dénonce à coup de rimes
Arrête de m'exploiter comme ça
Arrête de m'surveiller, qu'est ce qu'il y a ?
T'as peur de quoi ?
Que je vienne bousiller
Tes rêves de billets
Arrête de m'empoisonner comme ça
Arrête de m'surveiller, qu'est ce qu'il y a ?
T'as peur de quoi ?
Que je ne donne pas assez de fric
A tes lobbys pharmaceutiques
Refrain
Ton oeil ne m'fait pas peur
Tu n'as pas de prise sur moi
Etre d'esprit décapeur
Je me raille de tes lois
Anne Pagé
16 novembre 2008
ROULE
En partance au long cour
Lézardant à Rampur
Joli Kuala Lumpur
Delhi tes atours
Lové à Bombay
Alors ! Bangalor
Tout doux Tombouctou
Maline Tataouine
Blottie à Cali
Divine Médellin
Très haut à Quito
Plus haut qu'à Cuzco
Zed 2008
JE TU ELLE
On ne peut parler d'elle que les yeux fermés
Trop belle, hypnotique
Comme un soleil qui me brûle
Trop douce, si douce
Comme du miel dans ma bouche.
Je t'elle, je t'elle, je t'elle
Infiniment je t'elle
Eperdument je t'elle, éternelle éternelle...
Je devrais t'aimer les yeux fermés
Je t'elle, je t'elle, je t'elle
M'entends tu enfin
Entends tu mon cri si doux.
Je ne devrais te peindre que les yeux fermés
Jaune, sulfureuse, heureuse
Comme le soufre qui se consume.
Blanche ta peau
Comme un blanc de cendre
Roses tes seins
Comme un rose de vin
Bleues tes yeux
Comme un bleu précieux
Oh je t'elle si belle, si belle
Noirs tes cheveux, reflet reflet
Comme un noir d'ivoire
Garance tes lèvres
Garance comme Eve
Je t'elle encore et encore...
Pousse moi au vide de ton creux
J'écarte mes ailes, je t'elle tu le sais
Que je t'elle...
La crypte de San Zacharian
Te souviens tu Bellini&133;
" Je te salue ma belle, pleine de grâce "
De mon oui oh oui, que je t'elle
Je ne peux parler d'elle que les yeux mouillés
Je, tu, elle...
François Pagé 2007
ALORS ?
Modalité, totalité populaire
Avoir le souci, le souci de toujours plaire
Protégeant ses " cops " et tous ses champions
Passant de sa beurette à son " rugby con "
Le mot racaille sort de son " Bush " étriqué
Provoquant la haine
De tous ces coeurs touchés
ADN, caméras, quotidien fliqué
Bienvenue en l'état
D'un populiste à l'Elysée
C'est dans ce monde
Que je me sens mal mené
Voyant que l'enfer
Est déjà arrivé
Il est temps mes frères
De changer d'idéal
Evitons les balles
Du " Nouvel Ordre Mondial "
LaLaLaLaLa (bis)
On veut nous faire croire
Que le mal est étranger
Le World Trade Center
Les Twins dynamitées
An nom de quels Dieux
Partiront-ils en croisade
Ignorant ceux mêmes
Qui perdent leur vie à Bagdad
J'en veux pour preuve
Toutes ces réformes engagées
Annihilation totale
Tout droit bafoué
Travailler plus
Pour encore moins comprendre
Nous diviser
Pour mieux se répandre
Les Maîtres du Monde
Appelez les comme vous voulez
Les serpents les diables
Le " Mal " incarné
J'ai une vision
Et ce n'est pas que la mienne
C'est que l'Amour
Surpasse la Haine (bis)
David Lelandais 4 novembre 2007
Y'A KA
On pourrait lire les fleurs du mal
S'esclaffer sur des larmes fatales
Le diable va marcher dans la rue
Manger la viande, le cheval cru
Gambadons le long du canal
Rigolons des malheurs, des râles
Prions les muses, les ingénues
Brûlons les phrases, les livres lus
Ripaillons des pestes en pagaille
Quand il faut que l'on s'en aille
La tête dans le désert se tue
Comme le chameau se perd, salut
Alors on s'éclatera là, pense,
Qu'on exécute une dernière danse
Ruinons les malentendus
On a pas fuit les malotrus
Les mitraillettes tombent en rafales
Comme les braguettes, les pierres tombales
Pendant que nos étreintes déraillent
Et qu'on exhibe nos entrailles
Pendant ce temps les anges s'en branlent
Les séraphins en redemandent
Zed
Lundi 26 février 2007
CA ME GRATTE
Tombées de nos poils
Pour nous traquer sans cesse
Pour mieux nous sucer la moelle
Piquer le peu qu'il nous reste
Je m'Kipe, je m'gratte
Je traîne la patte
Les codes barres libèrent
Ni l'espace ni l'atmosphère
Marqué, tatoué, encré
Evolution qui, personne ne dérange
Reproduction incontrôlée
Une invasion qui irrite, qui démange
Toujours suivi, plus de vie privée
Secret fini, faut s'faire à l'idée
Belle poupées russes, très raffinées
J'me gratte les puces RFID
Zed
Mardi 27 février 2007
HIER ON PARLAIT
Hier, on parlait de choses et d'autres
Et mes yeux allaient recherchant les vôtres ;
Et votre regard recherchait le mien
Tandis que courait toujours l'entretien.
Sous le sens banal des phrases pesées
Mon amour errait après vos pensées ;
Mais tu n'as pas vu, mes attentes misent à nu...
Or, hier je suis parti plein d'ivresse :
Est-ce un espoir vain que mon c&156;ur caresse,
Un vain espoir, faux et doux compagnon ?
Oh ! non ! n'est-ce pas ? n'est-ce pas que non ?
Paul VERLAINE (1844-1896) - Fred. Pagé (1990)
SOLEILS COUCHANTS
Une aube affaiblie
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleils couchants.
Et d'étranges rêves
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêves,
Défilent, pareils
À des grands soleils
Couchants sur les grèves.
Paul Verlaine (1866)
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